31.12.2008
Réchauffement climatique : en mer de Sibérie,
Réchauffement climatique : en mer de Sibérie, les stocks de méthane immergés remontent en surface
LE 23/12/2008 12h53
Maxisciences
Mer de Sibérie orientale - Des stocks de méthane sous-marins, piégés sous le permafost immergé, seraient actuellement relargués en surface. Selon l'équipe scientifique à l'origine de cette découverte, cette manifestation pourrait être une conséquence du réchauffement climatique, qui fait fondre le permafrost sous-marin
Si elles s'accélèrent, ces émissions de méthane pourraient avoir des "conséquences très préoccupantes sur le climat", comme le rappelle Igor Semiletov du Pacific Oceanological Institute de Vladivostok.
Lui et son équipe ont couvert 22 000 kilomètres de côtes sibériennes, contrôlant les concentrations de méthane atmosphérique et l'état de la mer.
Leurs résultats étaient présentés la semaine dernière lors d'une réunion de l'American Geophysical Union, à San Francisco.
Ces dix mille dernières années, une augmentation du niveau de la mer a causé l'immersion d'une partie du permafrost. Plus récemment, la température moyenne des eaux a augmenté.
"En conséquence, le permafrost sous-marin s'est réchauffé, atteignant les -1°C. C'est très, très proche du point de décongélation", s'inquiète Igor Semiletov.Sous ce permafrost, des gisements de méthane vieux de plusieurs millénaires sont stockés, comme contenus par un couvercle. On note également la présence d'hydrates de méthane. Mais sous l'effet du réchauffement climatique, ces stocks de méthane pourraient avoir commencé à être relargués dans l'atmosphère.
Si le rythme de ce relargage s'accélère, il pourrait à son tour aggraver le réchauffement et engendrer un cercle vicieux dans la région.
"Les données récoltées entre 1994 et 1999 ne montrent pas de généralisation de l'augmentation du taux de méthane dissous le long de la côte sibérienne mais nous avons en revanche détecté de très fortes augmentations de méthane atmosphérique sur certains sites", conclut Igor Semiletov.
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Près de 1 milliard de personnes sous-alimentées dans le monde
Près de 1 milliard de personnes sous-alimentées dans le monde
Baisse des prix et bonnes récoltes suffiront-elles à éviter une nouvelle crise alimentaire mondiale ? Pas si simple, car les productions ne sont pas uniformément répartieset la récession aura des effets négatifs. «Les prix des denrées alimentaires ont chuté depuis le début de l’année, mais cela n’a pas mis fin à la crise alimentaire dans beaucoup de pays pauvres, avertit Hafez Ghanem, de la FAO, l’agence onusienne pour l’agriculture et l’alimentation. Si le recul des prix et les restrictions sur le crédit, associés à la crise économique, devaient forcer les paysans à réduire les surfaces plantées, un nouveau cycle dramatique affectant les prix des denrées alimentaires pourrait se déclencher l’an prochain.» Selon la FAO, le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté de 40 millions cette année, passant à 963 millions. Sept pays rassemblent les deux tiers des affamés : Inde, Chine, République démocratique du Congo, Bangladesh, Indonésie, Pakistan et Ethiopie. En Afrique subsaharienne, une personne sur trois souffre de faim chronique. Beaucoup d’experts demandent une nouvelle régulation mondiale pour faire face aux crises. L’institut américain Ifpri appelle à un doublement des investissements en recherche agricole dans les pays en développement d’ici à 2015, surtout par le biais de fonds publics. Et recommande la création d’une réserve de 300 000 tonnes de céréales pour répondre aux urgences alimentaires.
LIBERATION
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Vente judiciaire. Mobilisation autour d’un troupeau bradé
Vente judiciaire. Mobilisation autour d’un troupeau bradé
Un cheptel de 94 bovins vendu en quelques minutes, à l’hôtel des ventes de Saint-Brieuc pour 5.000 €. « Une honte ! » s’insurge la Confédération paysanne venue, hier, soutenir l’éleveur de Canihuel (22).
« Ça ne te gêne pas d’acheter un troupeau de près de 100 bovins à 5.000 €... Tu as l’habitude de ce genre de situation. Mais tu fais comment pour te regarder dans une glace ? ». René Louail, porte-parole national de la Confédération paysanne, ne mâchait pas ses mots, hier, quand il a appelé l’acheteur, un marchand de bestiaux de Plœuc-sur-Lié. Autour de lui, dans la ferme bloquée, une cinquantaine de personnes venues soutenir Michel Ranno, agriculteur en difficulté. Sur place également, le maire et conseiller général de Corlay, le maire de Canihuel, et les gendarmes. « On sera là jour et nuit s’il le faut, des dizaines, des centaines de personnes, mais aucune bête ne sortira d’ici », lui assure le syndicaliste. « Oui, oui, c’est une vente officielle, mais c’est une honte. Alors, est-ce que tu remets en cause l’acte de vente ? ». Pas la peine de beaucoup insister pour qu’il le fasse. « Si on me rend mon argent, j’annule la vente », cède l’acheteur, qui ne viendra donc pas chercher son troupeau.
« Les gens isolés se font plumer... »
Installé au lieu-dit Botquelen depuis 1985, Michel Ranno est en liquidation judiciaire. Il ne refuse pas la vente, mais les conditions de la vente. Celle de son troupeau, estimé à 38.500 € par le même commissaire-priseur qui a organisé la vente, à l’hôtel des ventes de Saint-Brieuc, mardi dernier, sans que le propriétaire en soit averti. Dans la salle, un seul acheteur de bovins, entre deux lots de vaisselle. Mise à prix : 10.000 €. « Il a levé la main pour proposer 5.000 €. S’il n’avait eu que trois doigts, ça aurait été 3.000 € », raconte l’éleveur, désabusé. « C’est une période très dure pour l’éleveur seul dans son coin, explique encore Thierry Thomas, porte-parole de la Confédération paysanne dans les Côtes-d’Armor. Il y a plein de gens dans cette situation-là. Ceux qui sont isolés se font plumer... On pensait que ces méthodes étaient d’un autre temps. Cela devrait être à la justice de se saisir de ça ».
Le préfet alerté
Pendant ce temps, René Louail tente de joindre le préfet par téléphone. « Cela ne relève pas de son domaine, mais il peut agir auprès du procureur de la République pour annuler la vente », explique-t-il. La vente s’est effectivement déroulée dans un cadre légal mais, selon lui, « les conditions n’étaient pas respectées », en matière de publicité notamment. « Et pourquoi dans un hôtel des ventes ? C’est du jamais vu ! Tout ça pour qu’il n’y ait pas d’acheteurs. Cela doit se faire à la ferme, à hauteur de l’estimation. Le droit doit avancer de ce côté-là ». En attendant que le dossier avance, la Confédération paysanne assure qu’elle accompagnera l’éleveur jusqu’à la fin. « Parce que demain, ce sera le matériel qu’ils viendront chercher. Cela doit être fait dans l’intérêt de tous, de l’éleveur et de ses créanciers. »
Catherine Merrer LE TELEGRAMME
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De l'huile dans les rouages des grands projets
Transports
De l'huile dans les rouages des grands projets mais encore des grincements sur le financement
publié le 23 décembre 2008
Sur le front des transports, l'année 2008 aura été fertile en bilans critiques et en lancements de grands chantiers. En avril, premier rappel à l'ordre : un rapport de la Cour des comptes pointe alors du doigt "la confusion des responsabilités" et les "sérieux dysfonctionnements" qu'engendre la gestion bipolaire des transports ferroviaires, mal répartie entre la SNCF et le Réseau ferré français (RFF), propriétaire et gestionnaire de l'infrastructure. L'Etat en prend aussi pour son grade. Difficile, en effet, de nier le fait que la dégradation du réseau entraîne des retards de trafic, que RFF s'enfonce dans une irréversible logique d'endettement, qu'une clarification des compétences est nécessaire et qu'une autorité de régulation des activités ferroviaires serait la bienvenue pour mieux arbitrer les conflits. Surtout à l'heure où se profilent de grands projets qui ravivent d'autant plus les débats.
Parmi ces projets, la loi Grenelle 1 prévoit ainsi le lancement de 2.000 km de lignes TGV supplémentaires avant 2020. Comme l'a entériné le projet de loi de finances pour 2009, la taxe imposée aux poids lourds empruntant certaines infrastructures doit être mise en place d'ici la fin 2011, et son produit partagé entre les collectivités et l'Agence de financement des infrastructures de transport de France. Laquelle verra ses crédits augmenter pour financer des projets aussi attendus que le canal Seine-Nord-Europe ou la LGV Bretagne-Pays-de-Loire. Quant au schéma national des nouvelles infrastructures de transport, il sera élaboré dans l'année par un comité de suivi réunissant les parties prenantes du Grenelle de l'environnement. Dans le projet de loi Grenelle 2, qui vient d'être examiné par le Conseil d'Etat et passera bientôt au Sénat, le projet d'instaurer des péages urbains a été retiré, mais y figureront d'autres mesures à surveiller de près, qui joueront sur la gestion des transports urbains. Le financement restant le nerf de la guerre, des associations d'élus et le Groupement des autorités responsables de transports (Gart) ont réclamé durant l'année que l'Etat augmente sa part de financement au chantier de développement des transports en commun en site propre (TCSP). Pour atteindre l'objectif de réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020, le Gart estime ainsi qu'il faudra investir 46 milliards d'euros dans les TCSP. Un sujet nullement clos et qui devrait continuer d'alimenter les débats.
Le mauvais calcul que représenterait, en pleine période de boom des transports collectifs, un désengagement financier de l'Etat est également pointé par le sénateur Hubert Haenel, dans son rapport sur les transports ferroviaires rendu en novembre. Décentralisés au profit des régions depuis 2002, les services ferroviaires font face à des défis, parmi lesquels le renforcement du cadencement et de l'intermodalité, ainsi qu'une nécessaire remise à plat du modèle budgétaire en vue de soulager les régions qui ont misé plein pot sur la régénération du rail. Victimes de leur succès, les TER pourraient à terme s'ouvrir à la concurrence pour pallier leurs déficits budgétaires, à l'instar de ce qui se fait en matière de fret et en application d'un règlement d'obligations de services publics (OSP), lequel suscite encore nombre d'interrogations.
Enfin, l'année passée restera gravée dans les annales portuaires comme celle d'une réforme menée tous azimuts, tant sur le volet du commandement de la manutention que sur celui de la compétitivité et de la gouvernance de ces infrastructures, dans un contexte social a fortiori tendu et musclé. Engagée en janvier et transcrite dans la loi en juillet, cette transformation des sept ports autonomes métropolitains en "grands ports maritimes" accompagne un recentrage de leurs missions autour des fonctions d'autorité publique et d'aménageur. En devenant "propriétaires de plein droit de leur domaine", ces poumons de la vie économique du pays vont se réapproprier des dessertes et entraîner des flux intéressant de prime abord les collectivités où ils sont implantés, et dont les avis seront par ailleurs mieux pris en compte, en amont des décisions d'aménagement ou de développement du fret commercial qui seront prises.
Morgan Boëdec / Victoires Editions
LOCALTIS
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30.12.2008
Accession à la propriété
Accession à la propriété
Les modifications sur le décret du 31 janvier 2005 relatif au prêt à taux zéro
publié le 22 décembre 2008
Deux décrets concernant le prêt à taux zéro viennent d'être publiés : ils concrétisent des engagements annoncés dans le plan de relance de l'économie, le 4 décembre 2008 par Nicolas Sarkozy. Le plan qui représente 26 milliards d'euros s'avère résolument orienté vers l'investissement public et privé. Dans cette perspective, des mesures étaient annoncées pour remédier à la crise du logement, notamment sur le prêt à taux zéro (PTZ).
Le prêt à taux zéro a été institué par l'article 244 quater J insérés dans le Code général des impôts par l'article 93 de la loi de finances pour 2005. Cette nouvelle avance s'avère remboursable sans intérêts pour l'acquisition et la construction d'un logement réservée aux primo-accédants à la propriété. Le régime de cette avance est inséré dans la partie réglementaire du Code de la construction et de l'habitation (CCH) par un chapitre VII au titre 1er du livre III dudit code. Ce régime mis en application depuis le décret du 31 janvier 2005 est sensiblement modifié par un premier décret publié le 21 décembre.
Le décret 2008-1365 modifie les caractéristiques financières de l'avance. Il est notamment prévu que dans les zones urbaines sensibles et dans les zones franches urbaines, l'avance est portée à 40% pour les logements neufs et à 30% pour les autres. De même, les conditions de remboursement de l'avance sont désormais déterminées à la date d'émission de l'offre d'avance en fonction de la location du logement.
Le second décret prévoit, quant à lui, l'assouplissement du régime des conditions financières relatives aux PTZ émis jusqu'au 31 décembre 2009.
Antony Fage, Cabinet de Castelnau
LOCALTIS
04:25 Publié dans CONSTRUCTION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LOC MARIA PLOUZANE
saturnisme, intoxication au plomb, en France.
jeudi 18 décembre 2008 08:50:00
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La chronique environnement de Christian Buchet
Dans Europe 1 Matin avec Marc-Olivier Fogiel, Christian Buchet consacre sa chronique "environnement" à l'importance du saturnisme, intoxication au plomb, en France.
L'intoxication au plomb, le saturnisme, continue de frapper des milliers d'enfants en France et des millions d'enfants de par le monde. Vous réclamez une amplification des dépistages.
Oui car il s'agit d'une véritable épidémie silencieuse. En France, pas moins de 85.000 enfants de 1 à 6 ans sont touchés par le saturnisme, cette contamination au plomb, par le biais notamment des vieilles peintures.Bien des mesures ont déjà été prises en France avec notamment la loi de 1998 contre l'exclusion qui impose un diagnostic plomb à chaque vente d'appartement. L'institut national de veille sanitaire a également renforcé son dépistage, mais il faut aller beaucoup plus loin. Grâce à des tournées de bénévoles de médecins du monde, on constate à certains endroits une nette hausse des cas dépistés. C'est le cas notamment dans les Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France, où il y a encore officiellement plus de 20.000 logements indignes.
Pourquoi les enfants de moins de 6 ans sont-ils particulièrement affectés ?
L'enfant porte spontanément les mains et les objets à la bouche et ingère plus de particules ou d'écailles de plomb. Près de 50% du plomb ingéré passe dans le sang de l'enfant, contre 10% chez l'adulte. L'absorption du plomb chez l'enfant atteint le système nerveux et provoque notamment des troubles psychomoteurs, des retards intellectuels. Et il faut savoir qu'une fillette intoxiquée aujourd'hui transmettra demain la maladie à ses enfants (le plomb stocké dans les os de la mère sera relargué dans le sang et contaminera le foetus). Une maladie d'autant plus dangereuse qu'elle est difficile à diagnostiquer. Si vous pensez vivre dans un habitat à risque, surtout demandez une expertise à la Direction départementales des affaires sanitaires et sociales. Elle est gratuite ! il en va de la santé de vos enfants ou de vos futurs enfants !
Source: Europe1.fr
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Relance de l'immobilier : la validité des permis de construire est prorogée d'un an
Logement
Relance de l'immobilier : la validité des permis de construire est prorogée d'un an
publié le 22 décembre 2008
Un décret publié au Journal officiel du 20 décembre 2008 met en oeuvre une mesure en faveur de l'immobilier annoncée par Nicolas Sarkozy, lors de son discours de Douai sur le plan de relance de l'économie française. Il s'agit en l'occurrence de la prolongation d'un an de la validité des permis de construire, qui passe ainsi de deux à trois ans. Ainsi que l'expliquait le Premier ministre dans sa présentation du plan en faveur du logement, le 15 décembre à Orléans, l'objectif est de "donner une nouvelle chance à des opérations qui auraient tardé et qui ne seraient pas aujourd'hui réalisables". Il sera ainsi possible de relancer une opération en panne - par exemple dans le cadre d'une vente en l'état futur d'achèvement (Vefa) - sans avoir à reprendre l'ensemble des procédures.
La prolongation d'un an prévue par le décret du 19 décembre s'applique à tous les permis en vigueur et vaut jusqu'au 31 décembre 2010. Cette disposition exceptionnelle ne fait pas obstacle aux autres formes de prorogation prévues par les articles R.424-21 à R.424-23 du Code de l'urbanisme (prolongation de droit si les prescriptions d'urbanisme et les servitudes administratives de tous ordres auxquelles est soumis le projet n'ont pas évolué de façon défavorable à son égard ou si aucune décision n'a été adressée au demandeur dans les deux mois suivant la date de l'avis de réception postal ou de la décharge de l'autorité compétente pour statuer sur la demande). Si un permis de construire a déjà fait l'objet d'une telle prorogation, celle-ci est également prolongée d'un an. Les dispositions du décret du 19 décembre s'appliquent aussi aux permis d'aménager et de démolir, ainsi qu'aux décisions de non-opposition à un permis de construire.
D'autres textes devraient suivre très prochainement pour mettre en oeuvre les autres dispositions du plan en faveur du logement : possibilité d'augmentation temporaire jusqu'à 20% - sans révision du plan local d'urbanisme et par une simple délibération du conseil municipal - des coefficients de construction (comme le coefficient d'occupation des sols ou les règles d'emprise), allègement des règles de construction en mitoyenneté ou en contiguïté sur les terrains de taille suffisante, réduction des délais de mise en oeuvre du droit de priorité des communes (pour ne pas retarder les opérations) et suspension de ce droit dans le cadre des grandes opérations d'intérêt national...
Jean-Noël Escudié / PCA
Référence : décret 2008-1353 du 19 décembre 2008 prolongeant le délai de validité des permis de construire, d'aménager ou de démolir et des décisions de non opposition à une déclaration préalable (Journal officiel du 20 décembre 2008).
LOCALTIS
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Les prix agricoles mondiaux à l’ère du yo-yo
Les prix agricoles mondiaux à l’ère du yo-yo
Après une saison de flambée, les cours repartent à la baisse, mais les variations sont de plus en plus imprévisibles.
Retour au calme sur les marchés agricoles. Après une saison de flambée qui a culminé au printemps, le deuxième semestre 2008 montre une nette tendance à la décrue. On revient de très haut : sur la saison 2007-2008, le prix du blé a plus que doublé, celui du riz presque triplé. En moyenne, le prix des denrées alimentaires sur le marché mondial a augmenté de 60 % en dollars, soulignait la Banque mondiale dans un rapport publié au début du mois. Depuis avril, la baisse est d’environ 30 %, estime l’institution, pour qui cette tendance devrait se poursuivre en 2009.
Il faut dire qu’après une saison marquée par des aléas climatiques qui avaient perturbé la production, la récolte, cette année, s’annonce excellente. Selon la FAO, l’agence onusienne pour l’agriculture, qui a publié ses estimations, jeudi, un record de production céréalière mondiale a été atteint cette année, en hausse de 5,4 % par rapport à 2007. L’agence souligne, en bémol, que l’essentiel de cet accroissement est dû aux pays développés ; la hausse dans les pays en développement n’ayant été que «marginale» . Et que la disponibilité mondiale ne règle pas pour autant la question alimentaire dans les pays pauvres (lire page suivante).
Récession. Autre facteur qui oriente les prix à la baisse, le coût des engrais, qui avait pénalisé les producteurs l’an dernier, devrait retomber, dans le sillage des prix du pétrole. Enfin, la perspective d’une récession devrait agir comme un frein sur les marchés internationaux et ralentir la demande de certains pays clés, notamment de la Chine.
Mais peut-on prévoir au-delà de cet horizon ? Comme pour la crise financière, les économistes marchent aujourd’hui sur des œufs dès qu’il s’agit de faire des prévisions. Pris par surprise par la flambée de l’an dernier, ils tentent de la comprendre, pour mieux anticiper les évolutions. Réunis lundi et mardi dernier à Bercy par la fondation Farm, plusieurs experts ont exprimé leur prudence face à un marché de plus en plus complexe à décortiquer. Plusieurs d’entre eux tablent sur un retour à la hausse d’ici quelques années. «Mais les chances de se tromper sont énormes, ironise un économiste, qui ne cache pas son scepticisme sur l’intérêt de ces démarches. A quoi ça sert, finalement, ces projections dans un futur qui n’aura pas lieu ?»
Accroc. Seule certitude, l’ère de la régularité est révolue. «On a vécu quinze ans de relative stabilité des prix, mais on est, aujourd’hui, face à une volatilité forte» , décrit Benoît Daviron, économiste au Cirad, un institut de recherche au service des pays du Sud. Et qui dit variations, dit réponses politiques à chaud… qui augmentent l’instabilité. Pour parer les premiers chocs sur les prix, les Etats ont tapé dans les stocks, désormais très bas : le moindre accroc peut avoir des conséquences démultipliées, les variables d’ajustement étant faibles.
Autre facteur dont l’impact reste mal maîtrisé, les biocarburants. Ces derniers jours, les grands producteurs, accusés d’être responsables de la flambée, rivalisent de communication pour minorer leur rôle : puisque les prix agricoles sont à la baisse alors que la production d’éthanol augmente, c’est bien que le lien n’est pas si évident, plaident-ils. Pourtant, pour Jacinto Fabiosa, du centre de recherche universitaire américain Fapri, le lien est avéré. «L’intégration est de plus en plus grande entre le marché de l’énergie et celui des matières agricoles. Le prix du brut détermine tous les autres prix», explique le chercheur. D’après lui, dès que le brut augmente, les maïsiculteurs américains réorientent leur production vers les biocarburants (qui représentent, en 2008, un tiers du maïs américain). Par ricochet, les autres productions se réduisent en surface et… les prix augmentent.
Bétail. Une étude de l’institut français de recherche agronomique (Inra) souligne, cependant, que «l’impact des biocarburants reste modéré par rapport à celui de la demande alimentaire». Et qu’il est surtout très variable selon les cultures. Quant à estimer, de façon précise, la part des biocarburants dans la hausse, elle varie, selon les études, entre quelques pour-cent et près de 70 % pour le seul cas du maïs. Car il faut prendre d’autres facteurs en compte. L’Inra souligne ainsi que «le poids de l’alimentation animale dans la fixation des prix est de plus en plus fort». La modification des régimes alimentaires dans les pays en développement, et notamment la consommation accrue de viande, tirerait ainsi les prix des céréales vers le haut : 40 % des cultures mondiales nourrissent aujourd’hui du bétail… Autre sujet qui divise les spécialistes : le poids de la spéculation dans les mouvements des prix.
Reste à mesurer l’impact de la crise économique. Le resserrement du crédit pourrait, en diminuant les investissements des agriculteurs, entraîner un rebond des cours dès la prochaine campagne (2009-2010), prévient la Banque mondiale.
Qui tente de replacer les mouvements des derniers mois dans un contexte à plus long terme : «Les prix des denrées alimentaires devraient rester bien supérieurs à ceux des années 90 et au moins 60 % plus élevés qu’en 2003.» La récente baisse reste donc très relative.
LIBERATION
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29.12.2008
Plan national sur les PCB: premier bilan officiel
Plan national sur les PCB: premier bilan officiel
18/12/2008 13:26
A l’occasion du deuxième comité national de pilotage et de suivi sur les PCB qui s’est réuni mercredi 17 décembre en présence des ministres en charge de la santé et de l’écologie et de l’ensemble des parties prenantes, un premier bilan du plan national sur les polychlorobiphényles (PCB) a été dévoilé.
Ce plan, présenté en février 2006 et doté d’un budget de 8,5 millions d’euros en 2008, s’articule autour de six questions liées aux rejets et à la pollution aux PCB et à ses impacts sur les milieux (eau, poissons), la santé humaine et l’activité de pêche. «La mise en œuvre du plan (…) se déroule comme convenu, avec, en moins d’un an, des avancées significatives: l’intensification de la réduction des rejets de PCB et l’élimination des produits contenant des PCB, le financement et l’engagement de travaux scientifiques sur le devenir des PCB dans les milieux aquatiques et les voies de dépollution», indiquent les ministres en charge de l’agriculture, de la santé et de l’écologie dans un communiqué commun. La plupart des 34 recommandations du rapport parlementaire de Philippe Meunier sur la pollution par les PCB ont été engagées par l’Etat ou le seront prochainement, indiquent les autorités.
Alain Chabrolle de la fédération d’associations FNE se déclare satisfait de la mise en oeuvre de plusieurs de leurs propositions, dont l’extension des études aux autres polluants toxiques persistants, aux impacts sur la biodiversité, ainsi qu’aux travailleurs. «Toutefois, la mise en sécurité des transformateurs au pyralène (PCB) désaffectés reste problématique. Il faudrait en effet que ceux-ci soient immédiatement et impérativement décontaminés après leur arrêt, notamment pour échapper aux actes de vandalisme (récupération de cuivre)» souligne Marc Sénant de FNE. L’a fédération avait demandé, dans un communiqué du 16 décembre, que les friches industrielles sur lesquelles se trouvent encore des appareils contenant des PCB fassent l’objet d’un plan de gestion.
WWF-France souhaite que la population soit mieux informée des risques liés à la pollution aux PCB. L’ONG demande ainsi que l’avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) de février 2008 préconisant des mesures de précaution en cas de consommation de poissons contaminés aux PCB soit mieux pris en compte. «La ministre de la santé nous a indiqué qu’une campagne d’information publique à ce sujet serait lancée en 2009», a indiqué Guillaume Llorca de WWF-France. En revanche, le ministère de l’agriculture ne souhaiterait pas encore prendre de mesures concernant le risque sanitaire lié à la pollution aux PCB dans l’estuaire de la Seine, révélée dans un récent rapport de l’Ifremer. Le prochain comité
04:55 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LOC MARIA PLOUZANE
Monsanto fustige "ceux qui ont pour stratégie de discréditer la biotechnologie",
Monsanto fustige "ceux qui ont pour stratégie de discréditer la biotechnologie", à l'occasion de la sortie d'un livre au Brésil
LE MONDE | 19.12.08 | 15h13 • Mis à jour le 19.12.08 | 15h32
RIO DE JANEIRO CORRESPONDANCE
La sortie au Brésil de l'ouvrage Le Monde selon Monsanto n'est pas passée inaperçue aux yeux de la multinationale américaine. Pour la première fois depuis la divulgation de l'enquête journalistique de Marie-Monique Robin, sous forme d'un livre et d'un documentaire diffusé par Arte au mois de mars, l'entreprise, qui produit 90 % des organismes génétiquement modifiés (OGM) utilisés dans le monde, a pris note des accusations qui la visent. Et Monsanto avance des répo"La direction du groupe au Brésil a voulu présenter son point de vue, pour ne pas laisser sans réponse des attaques qui ont déjà eu un écho mondial", explique-t-on au service de communication de Monsanto, à Sao Paulo, en précisant qu'il s'agit d'une traduction littérale du texte envoyé par le siège américain de la firme.
Plusieurs pages du site brésilien reprennent des points développés dans le film, en avertissant : "Un documentaire français tente de dénigrer l'image de Monsanto", avec une enquête de "ceux qui ont une stratégie pour discréditer la biotechnologie". "C'est amusant de les voir enfin réagir, a déclaré Marie-Monique Robin, venue à Curitiba (Etat du Parana) lors d'une tournée au Brésil. Mais si leurs arguments étaient solides, ils m'auraient attaquée en justice depuis longtemps."
La réaction publiée témoigne de l'importance du Brésil dans la stratégie de la multinationale : ce pays a récolté 60 millions de tonnes de soja cette année, soit 25 % de la production mondiale, et Monsanto a déjà introduit son soja Roundup Ready, légalisé en 2005.
La moitié de la récolte brésilienne est certifiée "sans OGM", le reste est transgénique ou contaminé.
RENDEMENTS DÉCEVANTS
Des neuf OGM autorisés par les autorités de Brasilia, entre soja, maïs et coton, la moitié porte la marque Monsanto. Dans l'Etat de Bahia, à Camaçari, fonctionne la plus grande entreprise d'herbicides d'Amérique latine.
"Ces enquêtes nous aident à lutter contre les OGM, expliquait Marcelo Durao, du Mouvement des paysans sans terre, au cours d'un débat à Rio de Janeiro. Nous avons perdu beaucoup de terrain face à la logique gouvernementale, qui favorise les matières premières exportables, au détriment des aliments." Dans le Sud, des agriculteurs tentent d'abandonner le soja OGM, déçus par les rendements, mais ils ne trouvent plus de graines traditionnelles à cultiver.
L'éditeur de Radical Livros, Georges Kormikiaris, est très satisfait des débats autour de Marie-Monique Robin. Notamment avec des responsables du ministère du développement agraire, à Brasilia, et à l'Ecole d'agronomie de l'université de Sao Paulo, pourtant financièrement aidée par Monsanto.
Annie Gasnier
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Edition abonnés Dossier : Enjeux et menaces des OGM
"La direction du groupe au Brésil a voulu présenter son point de vue, pour ne pas laisser sans réponse des attaques qui ont déjà eu un écho mondial", explique-t-on au service de communication de Monsanto, à Sao Paulo, en précisant qu'il s'agit d'une traduction littérale du texte envoyé par le siège américain de la firme.
Plusieurs pages du site brésilien reprennent des points développés dans le film, en avertissant : "Un documentaire français tente de dénigrer l'image de Monsanto", avec une enquête de "ceux qui ont une stratégie pour discréditer la biotechnologie". "C'est amusant de les voir enfin réagir, a déclaré Marie-Monique Robin, venue à Curitiba (Etat du Parana) lors d'une tournée au Brésil. Mais si leurs arguments étaient solides, ils m'auraient attaquée en justice depuis longtemps."
La réaction publiée témoigne de l'importance du Brésil dans la stratégie de la multinationale : ce pays a récolté 60 millions de tonnes de soja cette année, soit 25 % de la production mondiale, et Monsanto a déjà introduit son soja Roundup Ready, légalisé en 2005.
La moitié de la récolte brésilienne est certifiée "sans OGM", le reste est transgénique ou contaminé.
RENDEMENTS DÉCEVANTS
Des neuf OGM autorisés par les autorités de Brasilia, entre soja, maïs et coton, la moitié porte la marque Monsanto. Dans l'Etat de Bahia, à Camaçari, fonctionne la plus grande entreprise d'herbicides d'Amérique latine.
"Ces enquêtes nous aident à lutter contre les OGM, expliquait Marcelo Durao, du Mouvement des paysans sans terre, au cours d'un débat à Rio de Janeiro. Nous avons perdu beaucoup de terrain face à la logique gouvernementale, qui favorise les matières premières exportables, au détriment des aliments." Dans le Sud, des agriculteurs tentent d'abandonner le soja OGM, déçus par les rendements, mais ils ne trouvent plus de graines traditionnelles à cultiver.
L'éditeur de Radical Livros, Georges Kormikiaris, est très satisfait des débats autour de Marie-Monique Robin. Notamment avec des responsables du ministère du développement agraire, à Brasilia, et à l'Ecole d'agronomie de l'université de Sao Paulo, pourtant financièrement aidée par Monsanto.
Annie Gasnier
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