28.02.2009
L'efficacité énergétique des bâtiments : les futures normes sont très exigeantes.
mardi 17 février 2009 08:47:00
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L'efficacité énergétique des bâtiments : les futures normes sont très exigeantes
Pour faire des économies d'énergie, faut-il passer au triple vitrage? On parle souvent de l'efficacité énergétique des bâtiments. Les futures normes sont très exigeantes. Est-ce que le triple vitrage est une bonne piste?
C'est une piste, une vraie piste, mais il ne faut pas imaginer que nous allons tous passer demain au triple vitrage. Pour l'instant, le marché est encore balbutiant de l'ordre de 1%. Car c'est encore très cher, 3 ou 4 fois plus cher que le double vitrage. Et puis ce n'est pas forcément la panacée. Il y a quelques contraintes techniques... D'abord c'est très lourd, il faut que la fenêtre soit épaisse et solide... Et puis, paradoxalement, le triple vitrage est tellement efficace qu'il freine ce bon soleil dont on a besoin... le coefficient de transmission lumineuse est parfois diminué avec du triple vitrage, et le coefficent solaire aussi... Néanmoins la technologie est au point aujourd'hui... Un triple vitrage, ca garde la chaleur à l'intérieur... Coefficent de transmission thermique :
5,5 pour un vitrage simple
3 pour un double vitrage sans gaz
1,1 pour un double vitrage avec du gaz, de l'argon, entre les deux vitres
0,7 seulement pour le triple...
Sur 160 fabricants de vitrage en France, une vingtaine ont reçu la certification pour leur triple vitrage. Alors comment choisir? Il faut le faire au cas par cas... Par exemple, au sud, ce n'est pas forcément une bonne idée.. Alors qu'au nord, si n a moins de soleil, on ne perd pas grand chose... Et puis ça dépend aussi des régions... Il faut vraiment demander à un professionnel... Mais pour vraiment pouvoir choisir, il faudrait surtout que le prix baisse.. donc que les promoteurs immobiliers qui font du neuf, s'y mettent massivement... Le centre technique du bâtiment pense que le marché devrait décoller réellement cette année...
Source: Europe1.fr,
COMMENTAIRE PERSONNEL : Attention c'est un produit très cher, les fenêtres et portes sont très lourdes. Cela peut néanmoins se justifier dans des zones où le froid sévit régulièrement
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«Cradle-to-cradle» : l'empreinte écologique positive ?
«Cradle-to-cradle» : l'empreinte écologique positive ?
Récupérer les matières pour les réutiliser à l’infini, c’est le concept d’éco-conception « cradle-to-cradle » (du berceau au berceau), imaginé par l’architecte américain William McDonough et Michael Braungart, chimiste allemand spécialiste du cycle de vie des produits et ancien activiste de Greenpeace.
Encore peu connus en France, l’architecte designer William McDonough et le chimiste allemand Michael Braungart sont pourtant deux personnalités de l’écologie industrielle. Leur ouvrage "Cradle to Cradle" date déjà de 2002. Leur credo, il est vrai, diffère des courants plus connus de l’écologie : loin d’une approche décroissante, ils défendent une consommation « intelligente », fondée sur la réutilisation permanente des matières et des objets. Tous deux préconisent une « empreinte écologique positive », à travers une philosophie d’éco-conception qui consiste à penser le produit dès l’origine pour lui donner ensuite plusieurs vies. Et idéalement, le réutiliser à l’infini, y compris pour d’autres usages que sa fonction initiale. Eric Allodi, représentant en France de la technologie « CtoC », explique le procédé : « Toutes les matières qui composent un produit sont analysées pour identifier ce qui peut être recyclé et dans quelles filières de recyclage on peut les orienter, pour recréer de la matière première. » Aujourd’hui, rares sont les produits pensés pour être recyclés, pourtant les solutions techniques existent. Eric Allodi donne l’exemple de la moquette « dépolymérisable », qui peut facilement être récupérée, pour être retraitée. « Les entreprises y voient leur intérêt, puisqu’on vient les débarrasser gratuitement de vieux produits. Sous chaque dalle est inscrit le numéro à appeler, c’est simple ».
Mais pour être « Cradle to Cradle », la première condition est d’utiliser des matières non toxiques, qui pourront être réintroduites sans accroître la pression sur l’environnement, voire le « nourrir ». Comme par exemple des cosmétiques biodégradables ou des T-Shirts entièrement compostables, utilisés pour nourrir la terre. Ou encore des livres fabriqués dans un plastique réutilisable et des chaises conçues pour être démontées et recyclées.
Certification
Les industriels qui veulent adopter la démarche « C to C » peuvent le faire de manière progressive, trois niveaux de certification (argent, or ou platine) leur sont proposés. « Il faut d’abord s’assurer de la non toxicité des produits, puis instaurer un circuit de récupération de la matière première pour ensuite la réinjecter dans un nouveau produit. En fin de vie, chaque objet réintègre son circuit d’origine sans perte de qualité ni gaspillage de nutriments qui ont servi à la constituer », explique Eric Allodi. Depuis la première certification (qui comprend une vingtaine de critères) attribuée en 2005, 109 produits ont obtenus le label "Cradle to Cradle-C2C", pour un coût annuel compris entre 10 000 dollars (T-Shirt), et 15 à 20 000 dollars (chaise). Rhoner, fabricant suisse de textile, a ainsi revu toute sa production pour adopter des matières et des teintures naturelles compostables, qu’il revend à un consortium de producteurs de fraises… En France, la marque de collants Dim s’est également engagée dans ce procédé, en abandonnant polyamide et teintures conventionnelles pour des matières premières plus naturelles, avec l’appui financier de l’Ademe (à hauteur de 50 % soit 130 000 euros). Objectif : faire des collants compostables ou recréer de nouveaux produits à l’infini, à condition bien sûr que les consommatrices s’impliquent pour « rendre » leurs collants usés… Le projet constitue en tout cas une vraie stratégie pour la marque qui, dans la foulée, a nommé un directeur développement durable et envisage un nouvel axe de communication autour du « C to C ».
Une ville 100 % Cradle to Cradle ?
En Europe, la démarche connaît déjà quelques succès, notamment en Hollande et en Allemagne. L’EPEA (Environmental Protection and Encouragement Agency) est le partenaire officiel « C to C » aux Pays-Bas, où la ville de Venlo (92 000 habitants) a annoncé devenir 100 % Cradle to Cradle d’ici 2012, avec une politique « zéro déchets ». La Chine, qui doit construire d’ici 7 ans pas moins de 200 millions de logements (soit 6 villes nouvelles) s’est engagée via l’Association chinoise du bâtiment dans la démarche. William McDonough explique avoir trouvé avec BASF un polystyrène « sans aucun produit chimique dangereux pouvant servir pour construire des murs solides, légers et super isolants", explique-t-il dans une interview au magazine Newsweek. "Le bâtiment peut être chauffé et rafraîchi pour presque rien. Il est silencieux au point que même s’il y a 13 personnes dans l’appartement du dessus, vous ne les entendez pas". Autre invention de l’architecte pour l’usine Ford, un toit végétal qui collecte puis purifie l’eau de pluie, tout en isolant le bâtiment. Outre la réduction de consommation d’énergies qu’il induit, le toit est lui-même plus économique, puisque sa durée de vie est deux fois supérieure à celle d’un toit classique.
Véronique Smée
Mis en ligne le : 17/02/2009
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La carte des champs OGM devra être publique
mercredi 18 février 2009 15:00:00
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La carte des champs OGM devra être publique
La Cour européenne de Justice a exigé mardi des pays européens qu'ils informent leurs citoyens sur le lieu et l'importance des essais de cultures d'organismes génétiquement modifiées. Motif : les conséquences des OGM pour l'environnement. Les Verts français ont salué un effort de transparence.
Depuis avril 2004, Pierre Azelvandre, un habitant de Sausheim dans le Haut-Rhin, exige de se faire communiquer la fiche d'implantation et la localisation des essais de disséminations d'OGM qui concerne les parcelles près de chez lui. Jusqu'ici, la municipalité avait toujours refusé, arguant que cela "porterait atteinte au secret de la vie privée et à la sécurité des exploitants concernés". La Cour européenne de justice a elle tranché en faveur de la transparence.
Dans un arrêt rendu mardi, cette juridiction européenne exige que les Etats membres informent leurs citoyens sur le lieu et l'importance des essais de cultures d'organismes génétiquement modifiées en raison de leurs conséquences pour l'environnement. "Dans ces conditions, des considérations tenant à la sauvegarde de l'ordre public (...) ne sauraient constituer des motifs susceptibles de restreindre l'accès aux données", a expliqué la Cour européenne de Justice alors que ces dernières années, de nombreux champs d'essais ont été pris pour cible et fauchés par des militants anti-OGM.
"Le Juge européen, en rappelant tout simplement le droit, brise le talon d'Achille de la stratégie des firmes OGM : l'opacité", s'est félicité la fédération France nature environnement. "C'est une victoire de la transparence et c'est une victoire qui nous vient de l'application du droit européen", s'est réjouie également la tête de liste d'Europe Ecologie aux élections européennes pour l'est de la France, Sandrine Bélier. De son côté, la mairie de Sausheim a d'ores et déjà annoncé qu'elle transmettrait les documents demandés par Pierre Azelvandre.
Source: Europe1.fr
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Partage salaire-profit : Hamon et Besancenot s'indignent un peu vite
Partage salaire-profit : Hamon et Besancenot s'indignent un peu vite
DESINTOX - LIBERATION 19/02/2009
La richesse produite a-t-elle basculé massivement de la rémunération travail vers celle du capital ces trente dernières années? C'est un credo de la gauche. Mais ce n'est pas si simple.
Les salaires des Français ont-ils été sacrifiés au profit de la rémunération du capital ? Ou, dit autrement, les bénéfices des entreprises françaises ont-ils, ces dernières années, écrasé la progression des revenus des salariés ? Oui, répond la gauche française. Benoît Hamon, le porte-parole du Parti socialiste, a par exemple déclaré le 16 janvier sur Canal + : «Vous savez, en trente ans, la part de la richesse produite qui est passée de la rémunération du travail, votre salaire, à la rémunération du capital, surtout les dividendes, c’est 10 points de PIB.» Il n’est pas le seul à reprendre ce chiffrage. Le Parti communiste y fait souvent référence. Et surtout Olivier Besancenot, qui ne loupe pas une occasion de répéter ces statistiques. Evoquant la répartition capital-travail, il a affirmé le 3 février sur France 2 : «Il faut savoir qu’il y a 10 % du PIB qui ont été volés par une minorité de privilégiés à la majorité de la population ces trente dernières années.»
Il ne fait guère de doute que ce diagnostic rejoint un sentiment partagé par une grande partie de la population française. Cette question est d’autant plus importante au moment où Nicolas Sarkozy lui-même met aujourd’hui sur la table des négociations cette question du partage des profits des entreprises.
LES FAITS
Le problème est que rien dans les statistiques récentes ne permet de conclure à un tel constat. Selon l’Insee, le partage entre salaires et profit est étonnamment stable depuis vingt ans. Et aucun économiste de gauche qui a un peu travaillé sur la question ne prétend le contraire.
Comme l’expliquait dans Libération du 13 février Thomas Piketty, professeur à l’Ecole d’économie de Paris : «Il n’y a aucune raison statistique pour aujourd’hui remettre en cause cette stabilité.» Depuis 1988, la part des salaires dans la valeur ajoutée (c’est-à-dire la différence entre ce que produit une entreprise et les biens et services qu’elle a achetés pour assurer cette production) représente 65 %, le reste (35 %) allant à la rémunération du capital. Et cette répartition 65 %-35 % est presque inchangée depuis cette date.
Est-ce à dire que Besancenot et Hamon disent n’importe quoi ? Non. Ils font juste preuve d’une habile mauvaise foi politicienne. En prenant comme point de référence trente ans, ils remontent astucieusement à la fin des années 70, en plein choc pétrolier. Or, l’économie française subit durant cette période une spirale inflationniste qui déforme le partage de la valeur ajoutée au profit des salaires. En 1982, la part de ces derniers atteint alors le pic historique de 75 % de la valeur ajoutée. Mais avec la politique de rigueur et de désindexation des salaires décidée par la gauche à partir de 1983, ce taux va progressivement redescendre à 65 %. Tout laisse donc à penser que ce pic du début des années 80 constitue une exception. Dans la revue l’Economie politique (1), l’économiste Denis Clerc, consacre un long article pédagogique à la question. Il écrit : «Si l’on admet que la bosse des années 1974-1986 est davantage un accident historique qu’une norme de référence, il apparaît que les années récentes [en terme de partage de la valeur ajoutée, ndlr] se situent à peu près à un point en dessous de la moyenne 1959-1973». En clair, le partage salaire-profit est non seulement stable depuis vingt ans, mais en plus il est presque inchangé par rapport à la période des années 60. Plus curieux encore, il n’y a pas là d’exception française : on constate un phénomène identique dans presque toutes les économies développées.
(1) L’Economie politique, numéro 41 : «Où en est le partage de la richesse en France ?»
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27.02.2009
Amiante: vers un durcissement de la réglementation?
Amiante: vers un durcissement de la réglementation?
18/02/2009 10:11
Si les pouvoirs publics décident de suivre l’avis émis par l’Afsset, les réglementations concernant l’amiante vont évoluer. L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail recommande en effet de baisser les seuils réglementaires actuels, et de changer de technique de mesure pour tenir compte de la présence de fibres courtes et fines.
Plus c’est long, moins c’est bon. Mais, pour autant, il ne faut pas se désintéresser des plus courtes. Ce sont, schématiquement, les conclusions de l’Afsset concernant les fibres d’amiante. Pour la première fois, l’agence a étudié le critère dimensionnel des fibres pour la caractérisation des risques sanitaires liés à l’inhalation d’amiante. Résultat: les fibres fines (et longues) ont un effet cancérogène significatif, et pour les fibres courtes, rien ne permet d’écarter un effet cancérogène, même si les données sanitaires actuelles présentent de nombreuses limites d’interprétation. Dans l’esprit du principe de précaution, il conviendrait donc de ne pas les occulter dans la réglementation.
Or, la réglementation actuelle ne tient pas du tout compte des fibres courtes, et en partie seulement des fibres fines, alors que «les fibres courtes prédominent très largement dans les lieux où les matériaux amiantés se dégradent», a expliqué Gérard Lasfarques, chef du département des expertises en santé environnement-travail à l’Afsset. C’est par exemple le cas dans certaines écoles construites dans les années 70 avec des sols en dalles amiantées qui s’usent et libèrent des fibres. Alors que les mesures ne détectent aucune fibre longue il peut y avoir jusqu’à 600 fibres courtes par litre, a analysé l’agence. Saisie en 2005 par les ministères chargés de l’écologie, du travail et de la santé, l’agence a donc étudié les risques pour la santé des fibres courtes et des fibres fines. Après trois années de travail qui ont mobilisé 17 experts, français et étrangers, l’Afsset a rendu son avis et l’a publié mardi 17 février.
Elle émet trois recommandations. Elle préconise de créer un nouveau seuil réglementaire spécifique pour les fibres courtes qui pourrait s’appliquer dans les environnements intérieurs d’établissements recevant du public. Elle suggère également de diminuer le niveau résiduel autorisé dans les bâtiments. Celui-ci, utilisé pour décider du déclenchement des travaux de désamiantage, est fixé à 5 fibres par litre et avait été calculé sur la base du bruit de fond de la pollution des années 70. Or, au début des années 1990 il avait déjà diminué d’un facteur 10, sans que la valeur réglementaire ne soit actualisée. Enfin, pour les professionnels, l’agence indique qu’il faudrait abaisser la valeur limite d’exposition (VLE) et ajouter au comptage des poussières d’amiante les fibres fines. Pour ce faire, il faut adopter la microscopie électronique qui permet non seulement d’accroître le nombre de fibres comptabilisées, mais aussi d’identifier la nature des fibres (amiante ou non). Le procédé est cependant plus cher (environ 5 fois plus) que la microscopie optique.
Le Meeddat, qui avait pris connaissance du rapport 15 jours plus tôt, a indiqué hier dans un communiqué que «la VLE en milieu professionnel sera réexaminée» et que «la mise en œuvre d’une méthodologie de mesure fera l’objet d’une concertation avec les parties concernées […] dans le cadre du Conseil d’orientation sur les conditions de travail». Pareil pour l’environnement général intérieur, où «le seuil de déclenchement de travaux sera révisé, en tenant compte de la réduction du bruit de fond de pollution»; «une concertation devrait être [également] engagée afin de traiter de la question de la dégradation des matériaux responsables de l’émission de ce type de fibres (courtes), dans les lieux où ils sont les plus sollicités […]. Cette concertation devrait permettre de fonder des mesures de gestion appropriées».
Si ces recommandations sont suivies de mesures effectives, la France sera à l’avant-garde de la lutte contre l’amiante, et le seul pays à tenir compte des fibres courtes dans la réglementation. Car l’avis de l’Afsset sur le caractère potentiellement dangereux de ces fibres ne fait pas l’unanimité à l’étranger. L’Agence n’a en effet pas démontré la dangerosité des fibres courtes, seulement «l’impossibilité de conclure à une absence de risques», a souligné Christophe Paris, président du groupe de travail auteur de l’avis.
Pour l’Andeva (l’Association nationale de défense des victimes de l'amiante), «si les décideurs décident de suivre les recommandations de l’Afsset, ce sera révolutionnaire. Au moins aussi important qu’en 1996 [date du premier programme français d’actions contre les risques sanitaires liés aux expositions à l’amiante, qui interdit l’amiante dès 1997]», a commenté Alain Bobbio, secrétaire national de l’association.
En attendant que cela bouge au niveau français, les associations anti-amiante guettent la décision de la Commission européenne qui doit examiner, les 19 et 20 février, les demandes de dérogation sur les articles contenant de l’amiante dans le cadre du règlement Reach. Si la Commission, puis le Parlement, donnent leur accord, la mise sur le marché et l’utilisation de ces articles (installés ou mis en service avant 2005) resteraient autorisées jusqu’à leur fin de vie utile. Une décision qui serait bien sûr inacceptable pour ces associations.
Fibres longues, fines ou courtes
Les fibres d’amiante sont classées selon trois catégories. Celles dites «courtes» ont une longueur inférieure à 5 micromètres (µm) pour un diamètre inférieur à 3 µm. Jusqu’en 2003, où une publication s’intéresse à leur pathogénicité, elles ne sont pas étudiées dans le cadre des études de concentration des fibres dans l’air.
Les fibres dites «longues» et celles dite «fines » ont les unes comme les autres une longueur supérieure à 5 µm. Mais alors que le diamètre des premières est compris entre 0,2 et 3 µm, celui des secondes est forcément inférieure à 0,2 µm. Toutes deux sont avérées cancérogènes.
JOURNAL DE L ENVIRONNEMENT
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Déforestation: l'Europe s'oriente vers des sanctions
Déforestation: l'Europe s'oriente vers des sanctions
LE 18/02/2009 AFP
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L'Union européenne s'oriente vers des sanctions contre les négociants en bois pour lutter contre l'abattage illégal des arbres et protéger les forêts dans le monde, menacées par les coupes couvrant 13 millions d'hectares chaque année.
Les députés européens de la commission Environnement du Parlement européen se sont prononcés mardi pour des "sanctions effectives, dissuasives et proportionnées" contre les personnes ou les entreprises commercialisant du bois ou des produits dérivés de bois coupé illégalement.
La mesure, approuvée par 54 voix, un vote contre et une abstention, doit encore être approuvée en session plénière puis acceptée par les gouvernements européens pour entrer en vigueur.
Les sanctions pourront comprendre des mesures financières (amendes), la saisie du bois et l'interdiction temporaire de la commercialisation du bois.
Les organisations de protection de l'Environnement ont salué le vote des députés. "Il est maintenant crucial que cet accord soit approuvé définitivement par le Parlement européen et par le conseil des ministres" de l'UE, a souligné le fonds mondial pour la nature (WWF).
Les eurodéputés se sont prononcés sur des propositions de la Commission européenne faites en octobre 2008.
"25% des émissions de CO2 viennent de la déforestation et on ne s'attaquera pas au problème du réchauffement climatique si on n'enraye pas ce type d'émissions", avait alors souligné le commissaire à l'Environnement Stavros Dimas.
Il souhaite obliger les négociants en bois à apporter la preuve du pays d'origine du bois et à démontrer qu'il a été coupé légalement.
Près de 19% des importations de bois dans l'UE proviennent de sources illégales, selon la Commission.
"L'objectif est d'arriver à réduire la déforestation tropicale de 50% pour 2020 et de stopper la diminution de la couverture forestière en 2030 dans le cadre des négociations internationales", selon la Commission.
Actuellement, 13 millions d'hectares de forêts disparaissent chaque année, souligne la Commission. La déforestation est responsable d'environ 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre et est une cause des pertes de biodiversité.
04:29 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loc maria plouzane
Un cinquième des récifs coralliens a déjà disparu, le reste est en grand danger
Un cinquième des récifs coralliens a déjà disparu, le reste est en grand danger
LE MONDE | 18.02.09 | 15h31 • Mis à jour le 18.02.09 | 17h44
Les perspectives sont sombres pour les récifs coralliens, qui figurent parmi les écosystèmes les plus riches, mais aussi les plus fragiles de la planète. L'Initiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI) et l'Initiative française pour les récifs coralliens (Ifrecor) ont rendu public, mercredi 18 février, le bilan mondial de leur état. Ce travail, réalisé tous les quatre ans, mobilise quelque 400 chercheurs de 96 nationalités.
Selon leurs observations, le monde a définitivement perdu 19 % de ses récifs, 15 % risquent de disparaître dans les dix ou vingt prochaines années, et 20 % supplémentaires sont menacés de disparition dans les vingt à quarante ans si rien ne change. Et ceci sans même tenir compte des effets du réchauffement climatique, qui constitue une menace pour la totalité de ces écosystèmes.
Les coraux abritent une vie foisonnante : un tiers des espèces marines décrites en dépendent. Leur survie est donc un enjeu pour la préservation de la biodiversité mondiale. Elle est aussi cruciale pour les 500 millions d'êtres humains qui en tirent leur alimentation. "Ils rendent d'autres services aux hommes, en protégeant les côtes contre les assauts de la mer, et en permettant le développement du tourisme", explique Bernard Salvat, le spécialiste des récifs coralliens qui représente la France à l'ICRI. Selon une estimation du Programme des Nations unis pour l'environnement (PNUE), chaque kilomètre carré génère entre 81 000 et 488 000 euros de revenus.
Ces récifs subissent plusieurs types de pressions liées aux activités humaines et à l'augmentation de la population. La principale cause de leur dégradation est la destruction du couvert végétal à terre, qui, générant un afflux de particules dans les eaux, étouffe les coraux. Les polluants chimiques ou bactériologiques y aboutissent également.
BLANCHISSEMENT
La surpêche et l'utilisation de méthodes destructrices, comme la pêche au cyanure ou à l'explosif, contribuent également largement à leur mauvais état. Les récifs sont aussi détruits par la construction de ports ou de marinas, les prélèvements de sable pour le bâtiment, le piétinement des touristes...
Le réchauffement climatique, qui provoque leur blanchissement, constitue l'autre grande menace. Quand la température de l'eau augmente, les coraux expulsent des algues microscopiques qui leur fournissent leur nourriture et leur donnent leurs couleurs. Cependant, après 1998, année marquée par un important blanchissement, certains récifs ont "bien récupéré", note le rapport. Mais ce gain a été anéanti par les pertes consécutives au tsunami de 2004 et au blanchissement de 2005, qui a surtout touché les Caraïbes. Les coraux ne survivraient pas à des épisodes répétés comparables à celui de 1998.
Si la situation est alarmante, l'engagement des autorités progresse partout dans le monde, notent les experts. Les pays développés touchés par ce problème (Etats-Unis, Australie, Japon) établissent des aires marines protégées. La France, qui possède un dixième des récifs mondiaux, a obtenu le classement des récifs calédoniens au Patrimoine mondial de l'humanité. Dans le Sud-Est asiatique, particulièrement concerné, l'Indonésie anime une initiative baptisée "Triangle de corail". "La prise de conscience est importante dans les pays en développement, mais ils manquent dramatiquement de moyens financiers et de ressources humaines", constate M. Salvat. Et, partout, le respect et le contrôle des mesures de protection restent problématiques.
Gaëlle Dupont
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Pour nourrir l'humanité, il suffirait de moins gaspiller
Pour nourrir l'humanité, il suffirait de moins gaspiller
LE MONDE | 18.02.09 | 15h35 • Mis à jour le 18.02.09 | 16h59
Chaque jour, la planète se peuple de 200 000 nouvelles bouches à nourrir. D'ici à 2050, la population mondiale devrait atteindre 9,2 milliards d'individus contre 6,7 milliards aujourd'hui. La réponse la plus courante à ce défi est de dire qu'il faudra augmenter la production alimentaire mondiale de 50 % d'ici là.
Ce n'est pas celle que retient le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) dans son rapport consacré à la crise alimentaire, publié mardi 17 février à l'occasion de sa réunion annuelle à Nairobi. Pour sortir du piège de besoins alimentaires croissants, l'organisation privilégie le recyclage des millions de tonnes d'aliments aujourd'hui perdus ou gaspillés, et affirme qu'une meilleure efficacité de la chaîne de production alimentaire permettrait à elle seule de nourrir le surcroît de population attendu à l'horizon 2050. "Cette voie a jusqu'à présent été très peu explorée alors qu'elle aurait de plus l'avantage de réduire la pression sur les terres fertiles et de limiter la déforestation", déplore le PNUE.
CONCURRENCE POUR LES TERRES
Le rapport cite en rafale des exemples qui, s'ils ne sont pas tous nouveaux, illustrent bien la faiblesse de beaucoup d'agricultures de pays du Sud, exposées aux pestes végétales, aux médiocres moyens de stockage, au manque de transport... mais aussi le gaspillage de nos sociétés d'abondance. Au Royaume-Uni, un tiers de la nourriture achetée n'est pas consommé et, aux Etats-Unis, les pertes observées au niveau des différents systèmes de distribution sont estimées à environ 100 milliards de dollars par an. A titre de comparaison, les besoins du Programme alimentaire mondial, qui vient au secours des populations souffrant de la faim, se sont élevés à 3,5 milliards de dollars (2,77 milliards d'euros) en 2008.
Au total, près de la moitié de la production alimentaire mondiale est aujourd'hui perdue, mise de côté parce qu'elle ne correspond pas à des normes de marchés ou gaspillée lors de la consommation. Le PNUE relève ainsi que 30 millions de tonnes de poisson sont rejetées à la mer chaque année. Des volumes qui suffiraient, selon l'organisation, à assurer la moitié des besoins supplémentaires de pêche d'ici à 2050 pour maintenir le niveau de consommation de poisson par habitant au niveau actuel.
Le PNUE plaide par ailleurs pour que la valorisation de ces "déchets" serve à nourrir le bétail, afin qu'une part croissante de la production mondiale de céréales ne finisse pas dans l'alimentation animale. Un tiers des céréales y est aujourd'hui destiné, 50 % le seront d'ici à 2050 si les tendances se poursuivent. Cela pourrait avoir des conséquences graves sur l'approvisionnement des populations dont, rappelle l'organisation, l'apport calorique journalier dépend en moyenne pour moitié des céréales.
Mais le rapport ne s'arrête pas là. Il suggère aussi que le recyclage des déchets soit orienté vers la production d'agrocarburants afin de limiter, là encore, la concurrence pour l'exploitation des terres à l'origine de la flambée des prix et de la crise alimentaire.
Laurence Caramel
04:08 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loc maria plouzane
26.02.2009
L'écologie malgré la crise
Lundi 16 Février 2009
L'écologie malgré la crise
Par Gaël VAILLANT (avec Reuters)
leJDD.fr
Alors que les ministres de l'Environnement d'une centaine de pays membres de l'ONU sont réunis de lundi à vendredi à Nairobi, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUE) a exhorté le G20 de lancer un "New Deal écologique". Dans son rapport annuel, plutôt pessimiste, les scientifiques du PNUE affirment que la lutte contre le réchauffement climatique est inefficace.
"Notre Terre est en danger!" Telle est la conclusion du rapport annuel du Programme des Nations unies pour le développement (PNUE), présenté lundi en ouverture du Forum ministériel mondial sur l'environnement (FMME) qui se tient à Nairobi, au Kenya, jusqu'à vendredi. Le rapport du PNUE, créé en 1972 à l'issue de la première Conférence de l'ONU sur l'environnement, analyse les différentes initiatives entreprises ces dernières décennies. Selon eux, les gaz à effet de serre dans l'atmosphère - dont le stock a crû de près d'un tiers depuis un siècle et demi - emmagasinent toujours de la chaleur et menacent de provoquer inondations, sécheresses, canicules, montée des océans et extinctions d'espèces.
Plus pessimiste d'année en année, le rapport conclut: "Les efforts récents pour réduire la pollution, protéger les forêts et prévenir le réchauffement de la planète ont échoué." Il recommande donc de s'inspirer du "New Deal" - la "nouvelle donne" grâce à laquelle Franklin Roosevelt avait réussi à sortir les Etats-Unis de la crise économique des années 30. "Nous sommes confrontés à une situation sans précédent: le changement climatique pourrait bien être une évolution économique plus importante que ce qui se passe à Wall Street, sur les marchés financiers ou dans nos industries", a déclaré le directeur exécutif du PNUE, Archim Steiner, en ouverture du Forum de Nairobi.
Remplacer Kyoto
En ligne de mire, Steiner vise les dirigeants du G20 qui doivent se réunir en avril prochain, à Londres. Entre deux réunions sur la crise financière et économique, le G20 examinera, le temps d'une courte session, les conclusions du Forum de Nairobi. Les ministres de l'Environnement de l'ONU devraient fortement s'inspirer des propositions du PNUE.
L'idée d'un "New Deal écologique" est exposée depuis deux ans dans la plupart des sommets internationaux - grâce notamment à Al Gore qui évoque souvent l'expression. Au premier semestre 2008, la crise alimentaire, due, à l'origine, à de mauvaises récoltes, avait forcé de nombreux dirigeants politiques à envisager une initiative commune contre le réchauffement climatique sur le long terme. Mais la crise économique du second semestre a balayé toute préoccupation écologique. Le protocole de Kyoto arrive pourtant à échéance. Le G20 doit préparer le terrain en prévision du sommet de Copenhague, en décembre 2009, où devrait être scellé un accord mondial sur les quotas d'émission de carbone pour tenter de limiter les émissions de gaz à effet de serre.
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En Belgique, des traces d'OGM dans des assiettes bio
En Belgique, des traces d'OGM dans des assiettes bio
LE MONDE | 17.02.09 | 15h23 • Mis à jour le 17.02.09 | 15h23
BRUXELLES, CORRESPONDANT
L'organisation belge de défense des consommateurs Test-Achats a détecté des traces d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans 22 des 113 produits alimentaires qu'elle a testés récemment, dans le cadre d'une vaste enquête sur la qualité de l'alimentation. Certains de ces produits étaient pourtant porteurs du label bio. En 2003, une enquête semblable n'avait détecté aucun OGM.
Test-Achats indique que 12 produits testés, contenant du maïs et du soja, présentaient des traces d'OGM, mais inférieures à la limite européenne autorisée, soit 0,9 %, pouvant résulter d'une contamination "accidentelle". Si elle n'atteint pas ce seuil, la présence d'OGM n'a pas à être mentionnée, sauf volonté particulière.
Sept autres produits contenaient des traces d'OGM non autorisés par l'Union européenne. Leur quantité, minime, ne pose pas de problème, mais leur nature oui, puisqu'ils ne sont pas en conformité avec la réglementation communautaire, souligne l'organisation.
Autres découvertes de Test-Achats : deux produits bio porteurs d'OGM autorisés et un produit non bio contenant plus de 0,9 %, non mentionnés sur l'étiquette. Plus généralement, insiste l'organisation, des produits présentés comme "sans OGM" n'offrent en réalité aucune garantie fondamentale quant à une contamination involontaire.
Partisan d'une ligne "dure", Test-Achats déplore les changements intervenus au 1er janvier 2009 dans la législation européenne. Celle-ci prévoit qu'une présence "imprévisible ou techniquement inévitable" d'OGM dans l'alimentation bio ne doit plus figurer sur l'étiquette dès l'instant où le seuil de 0,9 % n'est pas atteint. Et cela, souligne Test-Achats, alors que les cahiers des charges européens pour ce secteur agricole interdisent toute présence d'OGM.
Au passage, l'organisation souligne qu'elle a relevé des résidus de pesticides dans 4 des 17 bouteilles de vin "bio" qu'elle a analysées. Ce qui pose, selon Test-Achats, la question du fonctionnement des organismes de certification.
"INTRANSIGEANCE"
Au total, estiment les auteurs de l'enquête, les "produits OGM ne resteront plus longtemps une rareté" sur le marché belge, alors que la Wallonie a adopté une législation très sévère. En juin 2008, cette région a prôné une agriculture "de qualité, biologique et traditionnelle", quelles que soient les règles nationales ou européennes, le gouvernement régional s'en prenant à "l'ultra-libéralisme" de la Commission de Bruxelles et à son "intransigeance" face aux pays qui se déclarent adversaires des OGM.
L'arsenal répressif dont s'est dotée la Wallonie prévoit de lourdes amendes, la possibilité d'arrachage et la création de zones sans OGM, pour éviter toute dissémination. Ainsi qu'un fonds de compensation financé exclusivement par les candidats à la production d'OGM couvrant les pertes liées au mélange accidentel de cultures.
Jean-Pierre Stroobants
04:54 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loc maria plouzane








