31.03.2009

L'eau, "droit" ou simple "besoin" fondamental


L'eau, "droit" ou simple "besoin" fondamental? Vifs débats à Istanbul
LE 20/03/2009
Jérôme CARTILLIER
L'accès à l'eau est-il un "droit" ou un simple "besoin" fondamental ? La question fait l'objet de très vifs débats au 5e Forum mondial de l'eau à Istanbul où les politiques viennent de rentrer en scène sur un constat de désaccord.
La partie ministérielle de ce Forum, où une centaine de pays sont représentés, a débuté vendredi après-midi à Istanbul en l'absence d'accord sur le contenu de la déclaration finale, qui doit être publiée dimanche, Journée mondiale de l'eau.
Environ 1 milliard de personnes dans le monde n'ont pas accès à l'eau potable et 2,5 milliards n'ont pas accès à un système sanitaire décent.
Le texte bute sur un mot. La dernière version du projet de déclaration, négocié depuis de longs mois, stipule que l'accès à l'eau potable et à l'assainissement est un "besoin humain fondamental", et non pas un "droit".
"La différence est fondamentale !", explique Anil Naidoo, de l'ONG BluePlanet Project. "Légalement, un +besoin humain+ n'a aucune valeur. C'est enfoncer des portes ouvertes", ajoute-t-il, soulignant qu'au moins 30 pays ont aujourd'hui intégré la notion de droit à l'accès à l'eau dans leur constitution.
Vendredi, la France a clairement indiqué qu'elle souhaitait que le texte soit renforcé sur ce point. Les Etats-Unis, le Brésil et l'Egypte font partie des pays qui s'y sont opposés lors des discussions préparatoires.
"Nous avons pris la décision de rouvrir les débats. Nous souhaitons que cela puisse figurer dans la déclaration. Nous y tenons", a déclaré à l'AFP la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno.
"Comment parler de droits de l'Homme si on ne parle pas de droit à l'accès à l'eau ? C'est le droit qui conditionne tous les autres", a-t-elle ajouté, prenant soin de préciser que cette notion n'était pas synonyme de gratuité de l'eau.
"La France, avec l'Espagne (...) souhaite aller le plus loin possible dans ce domaine tout en gardant une cohérence européenne", a de son côté indiqué le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.
Lors de la séance plénière, le ministre équatorien de l'eau, Jorge Jurado, ministre, a souligné avec force que son pays reconnaissait "l'eau comme un droit de l'Homme fondamental".
A Strasbourg, le président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), Lluís Maria de Puig, a de son côté appelé les 47 Etats membres à inscrire "le droit à l'eau pour tous, en quantité, qualité et accessibilité" dans leurs constitutions.
Si la plupart des participants au Forum reconnaissent qu'il est un lieu important d'échanges et de "foisonnements d'idées", de nombreuses voix regrettent que les débats restent trop souvent à l'écart des sujets les plus sensibles.
"Sur plus de 100 sessions, une seule traite des conflits armés", a ainsi regretté Robert Mardini, directeur du département eau et habitat du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). "Cela montre qu'on ne veut pas forcément parler des choses qui fâchent dans ces grands rendez-vous", a-t-il estimé.
Dans un rapport publié juste avant le début du Forum, l'ONU a rappelé sans détours l'urgence du problème: les "crises locales de l'eau" risquent de s'aggraver et de converger vers une "crise globale".
Dénonçant "sous-investissement", "mauvaise gouvernance" et "manque chronique d'intérêt politique", les Nations unies ont rappelé qu'avec la croissance démographique annoncée (9 milliards en 2050 contre 6,5 mds aujourd'hui), l'humanité devait se préparer à une forte hausse de la demande en eau (+ 64 milliards de m3/an).

Gestion des biodéchets


Gestion des biodéchets : les associations d'élus locaux ne veulent pas de "solution européenne unique"
publié le 19 mars 2009
En réponse au livre vert de la Commission européenne sur la gestion des biodéchets publié en décembre dernier, les associations membres de la Maison européenne des pouvoirs locaux français (1) ont rédigé une contribution commune rendue publique le 18 mars. Elles rappellent tout d'abord que les situations locales, et donc le champ des possibilités, variant d'un territoire à l'autre au sein de l'Union européenne, "une solution européenne unique et contraignante de gestion des biodéchets ne serait pas pertinente". Selon elles, les spécificités locales doivent impérativement être prises en compte pour le choix des modes de collecte et de traitement des biodéchets et il appartient aux autorités locales de "trouver, dans le contexte spécifique de leur territoire, des solutions respectueuses de l'environnement adaptées à leurs concitoyens".
Les associations d'élus veulent encourager le tri sélectif et le compostage à domicile, chaque fois que cela est possible (habitat pavillonnaire avec jardin), ainsi que l'information aux citoyens sur la fabrication d'un compost de bonne qualité. Selon elles, la collecte séparée des biodéchets ne peut se faire sans l'existence de "débouchés réels et pérennes". "Imposer une collecte séparée en l'absence d'un vrai marché pour le compost aura des coûts financiers importants et des conséquences finalement négatives sur l'environnement (nécessité d'un transport dédié polluant s'il n'y pas de débouché local, voire mise en décharge ou incinération s'il n'y pas de débouché du tout)."
Dans ce cadre, les associations estiment que la Commission européenne peut favoriser la création de débouchés économiques intéressants pour créer un marché pérenne de compost de qualité et jouer un rôle de facilitateur entre collectivités en les aidant à échanger les bonnes pratiques et à mutualiser leurs expériences.

Anne Lenormand
LOCALTIS

"Réorganiser la gouvernance du développement durable"


"Réorganiser la gouvernance du développement durable"
Propos recueillis par Marie VARASSON
Eco-Life.fr, le journal de l’économie durable LE 19/03/2009
Coordinateur général pour l'Agence Française de Développement de l'ouvrage Regards sur la Terre 2009 (Presses de Sciences Po), Jacques Loup a choisi de dresser le bilan de la gouvernance du développement durable. Sous sa houlette, des dizaines de spécialistes ont tenté de définir les bases concrètes de la mise en oeuvre du développement durable.


Pourquoi avoir choisi le thème de la gouvernance pour cette édition 2009?
Pour ce troisième Regard sur la Terre et après les thèmes des énergies, du changement climatique et de la biodiversité, nous sommes partis du constat que les solutions techniques étaient insuffisantes et que la gouvernance (ensemble des partis prenantes décisionnaires sur des questions de développement durable, Ndlr) en était le levier de développement. Car au-delà des techniques appliquées pour lutter contre le changement climatique et répondre aux enjeux de demain, la gestion et mise en oeuvre des moyens sont primordiaux. Et le chaînon manquant du développement durable est à l'heure actuelle la gouvernance.

Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion?
Le concept de développement durable n'est pas une solution clé en main et ne peut pas être défini a priori. Les conceptions sont différentes au point, parfois, d'être antagonistes. L'action ne peut être qu'un processus de négociation, même si il semble chaotique. C'est en tout cas le constat de l'Agence Française de Développement, l'Institut du Développement Durable des Relations Internationales et The Energy and Resources Institut.
Dans la mesure où le développement durable se définit par sa mise en oeuvre, la gouvernance des institutions est cruciale. D'autant que les acteurs se sont multipliés ces 50 dernières années. Les ONG et les organismes privés se sont impliqués de manière croissante. Un phénomène de privatisation de la gouvernance mondiale bénéfique, mais qui a aussi compliqué le processus de gouvernance. Dans le sens où elle a pu échapper aux Etats et aux gouvernements.

Est-ce une mauvaise chose, comment analysez-vous cette situation?
Personne ne doute des bonnes volontés des ONG et des acteurs privés. La rhétorique de la responsabilité sociale d'entreprise va dans le bon sens, mais il ne faut pas que cela devienne une feuille de vigne pour les sociétés privées.
L'arbitrage des Etats et des pouvoirs publics est donc nécessaire et nous avons voulu sensibiliser nos lecteurs aux vertus d'un renouveau des prérogatives des Etats.

Pensez-vous que la crise pourrait ralentir ce renouveau de la prérogative étatique?
Je crains que la crise ne fasse oublier le développement durable. Au sein de l'Union européenne, lors des débats qui ont précédé Poznan en décembre 2008, certains partenaires ont remis en cause les efforts entrepris en faveur de la diminution des émissions de GES ou la lutte contre le changement climatique. L'Union européenne a heureusement maintenu sa position et ce geste est très encourageant. Par ailleurs, les plans de relance des gouvernements chinois, français et américains me rendent optimiste. Ces pays privilégient la relance verte. Un raisonnement qui démontre que la sortie de crise peut se faire par le haut, grâce à des recommandations précises et une vision durable.

Que préconisez-vous finalement pour que la gouvernance du développement durable soit plus optimale?
A la lecture des chapitres et analyses réunis dans Regard sur la Terre 2009, nous ne pensons pas qu'il faille faire table rase du passé, ni remettre en question l'action des multiples acteurs qui ont émergé ces dernières années. Il faut améliorer l'existant et supprimer les doublons. Une démarche de réformisme volontaire plus que révolutionnaire, nous semble plus réaliste et constructive. Pour envisager cette refonte, il faut mieux organiser la gouvernance et toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

La semaine du développement durable se tient du 1er au 7 avril, quel regard portez-vous sur la relation des citoyens au développement durable?
La réforme des institutions et nécessaire et vitale, mais elle n'est pas en elle-même l'ultime moteur du changement. Un changement d'éthique doit s'opérer et ce, grâce aux citoyens. Une réflexion sur les comportements de chacun permettra de développer une éthique du développement durable. Pour ce faire, les particuliers doivent être sensibilisés aux enjeux et aux risques qu'impliquent leurs comportements. L'éducation civique n'est pas nécessairement le moyen le plus approprié, quoiqu'il ne soit pas a écarté. Nos sociétés ont besoin d'un mouvement généré par la base en faveur de l'éthique du développement et de des normes implicites. Développer une éthique environnementale doit être une priorité.
JDD

L’eau est surexploitée en Europe


L’eau est surexploitée en Europe
19/03/2009 12:28
Un nouveau rapport (1) de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) met en avant la surexploitation de l’eau en Europe et propose une série de recommandations pour une meilleure gestion de cette ressource.

Le rapport indique que les prélèvements trop importants dans les nappes de surface et souterraines exacerbent le «stress hydrique», y compris en Europe du Nord. «Cette surexploitation a de fortes répercussions sur la qualité et la quantité de l’eau restante, ainsi que sur les écosystèmes qui en dépendent», a déclaré la directrice exécutive de l’AEE dans un communiqué diffusé le 17 mars. Pour lutter contre la raréfaction de l’eau, elle insiste sur la nécessaire diminution de la demande et l’augmentation de l’efficacité de l’utilisation qui en est faite. Parmi les pistes d’amélioration, figurent plusieurs mesures concernant l’agriculture. Ce secteur d’activité représente en effet 24% des prélèvements d’eau européens, en seconde place derrière la production d’énergie (44%). Les auteurs proposent notamment une facturation de l’eau sur la base du volume utilisé appliquée à tous les secteurs, y compris celui de l’agriculture, et l’interdiction des cultures bioénergétiques dans les régions les plus touchées par la pénurie d’eau. Ils suggèrent également d’améliorer le système de surveillance et de pénalités contre l’extraction illégale d’eau, «souvent à usage agricole».

Du côté du grand public, le rapport signale qu’il est important de prendre des mesures de sensibilisation de l’opinion publique, telles que le label écologique ou encore l’éco-certification, et de développer des programmes éducatifs en milieu scolaire sur le sujet. Un projet de certification a d’ailleurs été présenté le 17 mars au Forum mondial de l’eau à Istanbul par des ONG.

Enfin, concernant l’approvisionnement en eau, les autorités doivent inciter à l’utilisation de sources diverses, comme les eaux épurées, les eaux de pluie ou les eaux grises (eaux usées savonneuses). Alors que, dans certaines régions d’Europe, plus de 40% des quantités d’eau destinées à la population sont perdues sous forme de fuites, il existe en tout cas un potentiel non négligeable d’amélioration de la gestion de la ressource.

(1) «Water resources across Europe – confronting water scarcity and droughten» (Ressources en eau de l'Europe – faire face à la pénurie d’eau et à la sécheresse)

30.03.2009

«L’Amérique a tort de nous demander plus»


«L’Amérique a tort de nous demander plus»
Interview
UE. Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe :
BRUXELLES (UE), de notre correspondant Recueilli par JEAN QUATREMER
Les Européens vont essayer, au cours du sommet de l’UE qui s’ouvre aujourd’hui à Bruxelles, de se mettre en ordre de bataille avant le G20 du 2 avril censé refonder l’économie mondiale. Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg et président de l’Eurogroupe, estime qu’il existe un vrai risque d’échec.
A la veille du G20, on retrouve les clivages habituels entre les continentaux favorables à la régulation et les Anglo-Saxons partisans de l’autorégulation ?
Oui, nous sentons que la ferveur dont faisaient preuve certains est en train de retomber. Les Etats-Unis et, dans une moindre mesure, la Grande-Bretagne exigent désormais que les Européens alignent plus de moyens budgétaires dans le cadre des paquets conjoncturels. Or, nous estimons qu’aligner 3,4 % à 4 % du PIB est un effort substantiel. Il n’est donc pas question d’ajouter du déficit au déficit et de la dette à la dette : nous attendons d’abord de voir quels effets ces paquets conjoncturels auront produit en 2009 et en 2010. Les Américains ont tort de demander plus d’effort de notre part alors que c’est la régulation financière qui doit se trouver au centre des considérations du prochain G20. En 2007, nous avions demandé un encadrement des hedge funds et des agences de notation. A l’époque, on s’était heurtés aux Britanniques et aux Américains.
La crise n’a-t-elle pas fait apparaître une fracture au sein de l’Union européenne, l’Ouest refusant un plan d’aide massif aux banques de l’Est ?
Faux. L’Union n’est pas constituée de blocs. Mais certains pays d’Europe centrale et orientale ont de sérieuses difficultés dont il convient de s’occuper au cas pas cas et non par un plan d’ensemble qui ne correspondrait à rien.
N’est-il pas choquant que des pays de l’Union, tels la Lettonie, la Hongrie et bientôt la Roumanie, fassent appel au Fonds monétaire international (FMI) ?
Qu’il y ait une intervention du FMI pour des pays hors zone euro ne me gêne pas trop dans la mesure où il s’agit d’une action concertée avec l’Union. Nous avons mis à disposition de ces pays des volumes financiers considérables : ainsi, l’instrument d’intervention dont nous disposons pour les pays hors zone euro a été porté de 15 à 25 milliards d’euros. Mais si la solidarité européenne doit jouer, l’assainissement commence d’abord à domicile…
Une intervention du FMI serait-elle imaginable pour un pays de la zone euro ?
Aucun pays de la zone euro n’est menacé par une telle intervention. Si jamais il l’était, j’exclus l’hypothèse qu’il s’adresse au FMI. Les Etats de la zone euro seraient alors à même de formuler une réponse qui ferait que ce pays n’aurait pas à le faire.
Le secret bancaire, qui a fait la richesse du Luxembourg, est-il responsable de la crise financière ?
Le secret bancaire pratiqué au Luxembourg, en Autriche et en Belgique n’est évidemment pas l’une des causes de la crise bancaire. Il est néanmoins évident qu’une réglementation des marchés financiers plus dense, que souhaite le G20, pose le problème des «juridictions non coopératives» [les paradis fiscaux, ndlr]. Tout simplement parce qu’on ne peut pas réglementer les marchés financiers sur une partie de la planète et pas sur l’autre. Ce qui me pose problème est que l’on fait actuellement un amalgame absolu entre les «juridictions non coopératives» et les pays qui connaissent un système de secret bancaire respectant le droit communautaire : c’est en vertu d’une directive européenne que l’Autriche, la Belgique et le Luxembourg appliquent une retenue à la source à partager avec les pays dont sont originaires les non-résidents et non l’échange d’informations. Néanmoins, pour clarifier les choses, nous sommes d’accord pour adopter la convention-cadre de l’OCDE : autrement dit, s’il y a un soupçon de fraude fiscale, nous échangerons des informations avec ceux qui nous le demandent, car il y a là un détournement du secret bancaire.
Les paradis fiscaux britanniques (Jersey, Guernesey, île de Man, etc.) semblent un peu moins sous pression que le Luxembourg, la Suisse ou le Liechtenstein…
La solidarité européenne est ainsi faite qu’aucune place financière ne doit avoir pour ambition de vivre aux dépens de ses voisins européens. Il est évident que si des listes noires ou grises de paradis fiscaux doivent être dressées et avalisées par le G20, il faudra qu’y figurent les territoires dépendants de la couronne britannique. Cela doit aussi être le cas d’autres territoires comme l’Etat du Delaware aux Etats-Unis qui pratique un système échappant totalement à l’impôt.
liberation

Roulez "propre" grâce à vos eaux usées


Roulez "propre" grâce à vos eaux usées
La clé de l'énergie "propre" se trouverait-elle au tréfonds des égouts ? L'idée fait son chemin dans la ville d'Oslo qui envisage de mettre en service des bus roulant au biogaz extrait des eaux usées.
Roulez "propre" grâce à vos eaux usées
A compter de l'été 2010, de nouveaux bus devraient sillonner l'agglomération de la capitale norvégienne, alimentés par un carburant produit dans un bel élan collectif par les habitants, mais sans doute à leur insu. Le carburant, le méthane généré par la fermentation des boues, proviendra de la station d'épuration de Bekkelaget, qui voit transiter les déjections de 250.000 citadins.

"On gagne sur tous les tableaux : ça présente un bilan carbone neutre, ça ne pollue presque pas, c'est moins bruyant et c'est renouvelable à l'infini", explique Ole Jakob Johansen, un responsable du projet au sein de la municipalité. "En allant aux toilettes, une personne produit huit litres d'équivalent diesel par an. Cela semble peu mais, multiplié par 250.000, ça permet de faire rouler 80 bus, à raison de 100.000 km chacun", souligne M. Johansen.

Comparé au diesel, le biométhane représente une grande avancée : outre sa neutralité en carbone, il permet une réduction de 78% des émissions d'oxyde d'azote, de 98% particules fines, et de 92% du bruit. Les prix de ce carburant défient toute concurrence. M. Johansen chiffre, tous investissements compris, à 0,72 euro le coût de production d'un litre d'équivalent diesel, alors que le prix à la pompe du diesel dépasse 1 euro en Norvège.

Par rapport au bioéthanol de première génération produit à partir de céréales ou de plantes sucrières, le biométhane présente aussi le gros avantage de ne pas entrer en concurrence avec la satisfaction des besoins alimentaires, ni de requérir d'engrais ou de précieuses ressources d'eau. Et, face aux dernières réticences, M. Johansen l'affirme catégoriquement: "Ca ne dégage absolument aucune odeur".


Source: Europe1.fr

Les aides des communes en faveur des énergies renouvelables doivent respecter le principe d'égalité des administrés


Les aides des communes en faveur des énergies renouvelables doivent respecter le principe d'égalité des administrés
publié le 18 mars 2009
Le ministère de l' Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales a indiqué dans une réponse publiée au Journal officiel du 10 mars 2009 qu'il était préférable pour les communes souhaitant promouvoir les énergies renouvelables sur leur territoire de le faire par le biais d'une aide plutôt que d'accorder une réduction sur le prix de vente des parcelles d'un lotissement communal aux acquéreurs lorsqu'ils s'engagent à installer des panneaux photovoltaïques sur le toit de leur future maison.
Le ministère a rappelé que l'intervention des communes en matière de protection de l'environnement et notamment de promotion des énergies renouvelables repose sur les articles l'article L.1111-2 et L.2224-34 du Code général des collectivités territoriales (CGCT). Les communes peuvent ainsi participer au financement de "travaux d'isolation, de régulation thermique, ou de régulation de la consommation d'énergies de réseau, ou à l'acquisition d'équipements domestiques à faible consommation". Néanmoins, ces aides doivent obéir à certaines règles et faire l'objet d'une convention entre la commune et le bénéficiaire.
Elles doivent ensuite répondre à un véritable intérêt public communal qui relève essentiellement de l'appréciation du juge, ce dernier vérifiant si cette aide correspond bien aux intérêts de la collectivité et des habitants. Enfin, cette aide ne doit pas "affecter le principe de l'égalité de traitement par la commune de ses administrés".
Il semble donc qu'en accordant "un rabais sur le prix de vente de terrains cédés dans un lotissement communal" pour les acquéreurs qui s'engagent à installer des panneaux photovoltaïques, la commune ne respecte pas ce dernier principe. "En effet, des habitants résidant déjà dans la commune pourraient vouloir bénéficier d'une telle aide pour équiper leur domicile sans pour autant se porter acquéreurs de terrains dans le nouveau lotissement." Il est donc préférable pour la commune d'instituer une aide spécifique à ce type d'installation sans intervenir sur le prix de vente des terrains.


Virginie Verdier-Bouchut / Proximum
LOCALTIS

Antarctique. Vers une accélération du rythme de fonte de la partie ouest


Antarctique. Vers une accélération du rythme de fonte de la partie ouest
18 mars 2009 à 19h08 LE TELEGRAMME
• Un réchauffement de la température des océans de 5 degrés Celsius pourrait accélérer dramatiquement les cycles de disparition de la calotte glaciaire de la partie occidentale de l'Antarctique, face à l'Amérique du Sud, selon des études à paraître jeudi dans la revue Nature.
Une première étude, fondée sur l'analyse de sédiments, indique que sur les dernières 5 millions d'années, les fluctuations de la glace dans cette partie de l'Antarctique ont suivi un cycle de 40.000 ans. "Le cycle de 40.000 ans est presque certainement lié aux variations de l'inclinaison de la Terre" par rapport au Soleil, estime le principal auteur de l'étude, Tim Naish, de l'Université de Wellington, en Nouvelle-Zélande.
Vers une disparition totale de la glace
"En l'absence des hommes, ces cycles continueraient au même rythme à l'avenir, sur des échelles de plusieurs dizaines de milliers d'années", a déclaré à l'AFP David Pollard, de l'Université d'Etat de Pennsylvanie à University Park (Etats-Unis), l'un des auteurs de la seconde étude, une modélisation. Mais avec l'augmentation des gaz à effet de serre, provoquant une accélération du réchauffement climatique, "il suffirait d'une centaine à quelques centaines d'années pour que les eaux de l'océan austral, autour de l'Antarctique, atteignent une température suffisante pour que la glace disparaisse presque totalement de la partie occidentale du continent dans quelques milliers d'années", avertit M. Pollard dans un communiqué.
Montée des eaux
"Nous avons découvert que le réchauffement de l'océan et la fonte de la glace des plates-formes flottantes est le principal facteur contrôlant les variations de la glace dans cette région", explique-t-il. Les glaciers de la calotte polaire avancent vers l'océan et leur extrémité, avant de se briser en icebergs, et forment des plates-formes accrochées au continent et baignant dans l'eau. La disparition de ces extrémités provoquerait une accélération de l'écoulement des glaciers qui finiraient pas fondre complètement.
La fonte de la calotte de l'Antarctique occidental provoquerait une montée de 5 m du niveau des océans, rappelle dans un avis également publié par Nature un chercheur de l'Université Vrije de Bruxelles, Philippe Huybrechts.
• AFP

29.03.2009

Vers une accélération du rythme de fonte de la partie ouest de l'Antarctique


Vers une accélération du rythme de fonte de la partie ouest de l'Antarctique
LE 18/03/2009

Un réchauffement de la température des océans de 5 degrés Celsius pourrait accélérer dramatiquement les cycles de disparition de la calotte glaciaire de la partie occidentale de l'Antarctique, face à l'Amérique du Sud, selon des études à paraître jeudi dans la revue Nature.
Une première étude, fondée sur l'analyse de sédiments, indique que sur les dernières 5 millions d'années, les fluctuations de la glace dans cette partie de l'Antarctique ont suivi un cycle de 40.000 ans.
"Le cycle de 40.000 ans est presque certainement lié aux variations de l'inclinaison de la Terre" par rapport au Soleil, estime le principal auteur de l'étude, Tim Naish, de l'Université de Wellington, en Nouvelle-Zélande.
"En l'absence des hommes, ces cycles continueraient au même rythme à l'avenir, sur des échelles de plusieurs dizaines de milliers d'années", a déclaré à l'AFP David Pollard, de l'Université d'Etat de Pennsylvanie à University Park (Etats-Unis), l'un des auteurs de la seconde étude, une modélisation.
Mais avec l'augmentation des gaz à effet de serre, provoquant une accélération du réchauffement climatique, "il suffirait d'une centaine à quelques centaines d'années pour que les eaux de l'océan austral, autour de l'Antarctique, atteignent une température suffisante pour que la glace disparaisse presque totalement de la partie occidentale du continent dans quelques milliers d'années", avertit M. Pollard dans un communiqué.
"Nous avons découvert que le réchauffement de l'océan et la fonte de la glace des plates-formes flottantes est le principal facteur contrôlant les variations de la glace dans cette région", explique-t-il.
Les glaciers de la calotte polaire avancent vers l'océan et leur extrémité, avant de se briser en icebergs, et forment des plates-formes accrochées au continent et baignant dans l'eau. La disparition de ces extrémités provoquerait une accélération de l'écoulement des glaciers qui finiraient pas fondre complètement.
La fonte de la calotte de l'Antarctique occidental provoquerait une montée de 5 m du niveau des océans, rappelle dans un avis également publié par Nature un chercheur de l'Université Vrije de Bruxelles, Philippe Huybrechts.

Les zones humides soumises à une forte densité touristique


Les zones humides soumises à une forte densité touristique
17/03/2009 13:02
Le service de l’observation et des statistiques (SOeS, ex-Ifen) du Commissariat général au développement durable a publié un nouveau rapport sur les zones humides en France. Cette fiche indicateur fait le point sur les capacités d’accueil et la densité touristique des communes situées en zones humides. Bilan: en 2008, cette densité est beaucoup plus élevée sur les façades maritimes que la moyenne nationale, avec la densité la plus forte sur le littoral méditerranéen (8 fois supérieure à la moyenne métropolitaine). Le nombre d’emplacements de camping, notamment, a augmenté de 25% entre 1999 et 2008 pour l’ensemble des zones humides d’importance majeure.

L’objectif de l’étude est de pallier le manque de données nationales sur la fréquentation réelle des zones humides, pour apporter des indications sur la pression touristique. Celle-ci peut en effet être responsable de dysfonctionnements hydrologiques et d’une dégradation du milieu, à cause des activités en elles-mêmes (piétinement, pollution, etc.) ou des aménagements liés (remblaiement de terrain, urbanisation, etc.).

L’étude a porté sur 3.482 communes soit 58.388 kilomètres carrés, dont la superficie de zone humide représente au moins 5% de la superficie totale.
Journal de l environnement

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