01.07.2009
Parkinson : les pesticides doublent le risque chez les agriculteurs
Parkinson : les pesticides doublent le risque chez les agriculteurs
LEMONDE.FR avec AFP | 16.06.09 | 21h38
L'exposition aux pesticides double quasiment le risque de survenue de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs, selon les travaux d'une équipe de chercheurs de l'Inserm et de l'université Pierre-et-Marie-Curie publiés en ligne dans la revue Annals of Neurology.
De longue date, des études ont établi le lien entre la maladie et l'exposition aux pesticides et un tribunal de la Sécurité sociale l'a même reconnue en 2006 comme maladie professionnelle pour un ancien salarié agricole. Mais les études ne précisaient pas quels pesticides étaient incriminés et à quelle dose.
Les chercheurs ont mis en évidence chez les hommes exposés à des insecticides de type organochloré – qui regroupent par exemple le lindane, le chlordécone et le DDT, persistant dans l'environnement de nombreuses années après l'utilisation – un risque jusqu'à 2,4 fois plus élevé que la normale. Ces pesticides sont aujourd'hui interdits en France.
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L'administration Obama tire le signal d'alarme sur le réchauffement climatique
L'administration Obama tire le signal d'alarme sur le réchauffement climatique
LEMONDE.FR avec AFP | 17.06.09 | 08h33
Les effets du changement climatique se font déjà sentir aux Etats-Unis, prévient, mardi 16 juin, l'administration Obama, dans un rapport alarmiste qui tranche avec le scepticisme de l'ère Bush. Plus grave : le phénomène risque d'être irréversible. "Le changement climatique est là dès maintenant, pas dans des décennies ou des siècles à venir", résume Jerry Melillo, l'un des auteurs du rapport intitulé Global Climate Change Impacts in the United States (13 Mo en PDF
Les ouragans, qui s'abattent régulièrement sur le Sud-Est, vont devenir encore plus dévastateurs à mesure qu'ils se renforcent en survolant des océans plus chauds. Les régions qui ont déjà constaté une hausse des précipitations vont probablement subir des pluies et des chutes de neige plus abondantes à l'avenir, tandis que les régions arides, comme celles du Sud-Ouest, devraient connaître davantage de périodes de sécheresse. Le réchauffement va aussi avoir un impact sur l'agriculture du fait de la hausse des températures et de la baisse des précipitations dans le Middle West, grenier du pays. Il va aussi accroître la demande d'énergie via l'utilisation accrue de systèmes de climatisation, selon le rapport. Même s'il appelle à prendre rapidement des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, le rapport souligne que son impact est déjà largement irréversible.
Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Barack Obama a totalement réorienté la politique des Etats-Unis vis-à-vis du changement climatique. Le Congrès est ainsi saisi d'un projet de loi qui vise à réduire ces émissions en 2020 de 17 % par rapport à leur niveau de 2005. La majorité démocrate entend instaurer un système de marché de droits d'émissions dans lequel ces droits seraient soit vendus, soit accordés gratuitement pour les industries les plus vulnérables. L'administration américaine souhaite l'adoption de ce projet de loi avant fin juillet, quelques mois avant la conférence internationale de Copenhague en décembre, qui doit voir l'adoption d'un nouvel accord prenant la suite de celui de Kyoto.
Les républicains sont opposés à ce système et souhaitent un plus grand rôle pour l'énergie nucléaire. Et le secteur pétrolier états-unien ne désarme pas : le patron du groupe ConocoPhillips a, averti, mardi que les efforts du gouvernement américain pour lutter contre le changement climatique pourraient donner lieu à une crise pétrolière encore plus grave que par le passé.
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L'insécurité routière, fléau des pays pauvres
L'insécurité routière, fléau des pays pauvres
LE MONDE | 16.06.09 | 16h21 • Mis à jour le 16.06.09 | 16h21
Les accidents de la route font 1,2 million de morts et entre 20 et 50 millions de blessés, chaque année dans le monde. Loin de toucher en priorité les pays industrialisés, où se concentre l'essentiel du parc automobile, ce fléau frappe de plein fouet les pays en développement, confrontés à une explosion du nombre d'automobiles et à une urbanisation qui oublie souvent trottoirs et pistes cyclables : près de la moitié des victimes de la route sont des piétons, des cyclistes et des motocyclistes.
C'est sur un ton alarmiste que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié, lundi 15 juin, le tout premier "Rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde". "Dans la plupart des régions du monde, cette épidémie continue à prendre de l'ampleur", note l'OMS, selon laquelle, si rien ne change, les accidents de la route pourraient passer de la neuvième à la cinquième cause mondiale de mortalité en 2030, avec 2,4 millions de victimes par an.
Mais si les pays riches "peuvent encore beaucoup améliorer leur situation", selon l'OMS, les accidents de la route sont d'abord un problème de développement. Plus de 90 % des morts interviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, qui comptent pourtant moins de la moitié du parc mondial de véhicules. Les pays les plus pauvres ne comptent que 9,2 % des véhicules, mais totalisent 42 % des morts dus à la circulation.
Le taux de mortalité dû aux accidents de la route confirme ces inégalités : de 10 pour 100 000 habitants dans les pays à revenu élevé, il est deux fois plus important en moyenne dans les pays à revenu faible ou intermédiaire et dépasse les 30 pour 100 000 dans la plupart des pays d'Afrique.
"Les accidents de la route ont de lourdes conséquences sur l'économie de nombreux pays, qui luttent souvent pour satisfaire d'autres besoins de développement", avertit l'OMS. Les accidents de la circulation entraînent 518 milliards de dollars de pertes dans le monde et coûtent aux pays entre 1 % et 3 % de leur produit national brut (PNB) - "soit plus que ce qu'ils reçoivent au titre de l'aide au développement", souligne le rapport.
Les accidents pèsent sur des systèmes de santé déjà exsangues et surchargés. Ils aggravent aussi la misère des ménages. Les trois quarts des victimes sont des hommes, pour la plupart en âge de travailler. "De nombreuses familles s'enfoncent dans la pauvreté, car elles perdent leurs moyens de subsistance, elles doivent payer des soins médicaux et prendre en charge une personne blessée ou handicapée", note le rapport. On estime ainsi que 2 millions d'Indiens souffrent d'un handicap causé par un accident de la route.
Le constat est d'autant plus inquiétant que, dans les pays pauvres plus qu'ailleurs, l'absence d'aménagements urbains met en danger non seulement les automobilistes, mais l'ensemble de la population. Jusqu'à 80 % des tués sur la route sont des piétons, des cyclistes ou des conducteurs de moto dans les pays en développement, contre 46 % dans le monde en moyenne. Selon l'OMS, un tiers seulement de la population mondiale habite dans des pays qui favorisent la marche à pied et les déplacements à vélo. Et 44 % des pays ne disposent d'aucune politique en faveur des transports publics.
Ces initiatives ont pourtant démontré leur efficacité. A Bogota, la création de pistes cyclables, de chemins piétonniers et de lignes de bus en site propre a permis de diviser par deux le nombre de tués dans les accidents de la route entre 1995 et 2002. Et Delhi vient de créer, sur sa principale artère, des voies séparées pour les piétons, les cyclistes et les autobus, avec des espaces aménagés pour les vendeurs ambulants. Résultat : plus aucun mort au cours des dix premiers mois de mise en service. L'OMS appelle les gouvernements à s'inspirer de ces mesures, et surtout à se doter d'une véritable politique de sécurité routière, alors que "peu de pays disposent d'une législation globale et bien appliquée".
Ainsi, selon le rapport, 29 % des pays seulement réduisent efficacement la vitesse en ville ; 50 % ont fixé un seuil d'alcoolémie inférieur ou égal à 0,005 gramme par décilitre et 60 % n'imposent pas aux motards de porter un casque aux normes. Pour les automobilistes, le port de la ceinture de sécurité n'est obligatoire à l'avant et à l'arrière que dans 38 % des pays à revenu faible (76 % dans ceux à revenu élevé) et 20 % des pays pauvres rendent obligatoires les sièges pour enfant (90 % des pays riches).
Une Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière, première du genre, est prévue à Moscou en novembre. L'OMS espère voir son rapport y faire foi, alors que "peu de pays disposent de données fiables sur les accidents de la route", qu'il s'agisse du nombre de morts, de blessés ou du coût économique de ces accidents.
Pour en savoir plus :
Le rapport est consultable sur le site de l'OMS
Grégoire Allix
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Réchauffement climatique : 20 millions de personnes pourraient avoir à migrer d'ici 2010
Réchauffement climatique : 20 millions de personnes pourraient avoir à migrer d'ici 2010
LE 16/06/2009
Monde - D'après une étude de l'Institut universitaire des Nations Unies pour l'environnement et la sécurité humaine (UNU-EHS) publiée mercredi, plus de 20 millions de personnes pourraient être obligées de migrer d'ici 2010, en raison de la hausse du niveau de la mer mais aussi des sécheresses.
"Les migrations et les déplacements d'individus induits par l'environnement peuvent potentiellement devenir un phénomène sans précédent, à la fois en termes d'échelle et de portée" explique le rapport publié par l'UNU-EHS, l'université de Columbia et l'ONG CARE International.
Les estimations du nombre de personnes contraintes à la migration ne peuvent être précises en raison de la nouveauté de la science du changement climatique, mais 20 à 50 millions de migrants pourraient être comptés en 2010. En 2050, ce nombre pourrait s'élever à 200 millions d'après l'Organisation internationale pour la migration.
Les populations des deltas du Gange, du Mékong et du Nil seront les plus touchées, "une augmentation du niveau de la mer d'un mètre pourrait affecter 23,5 millions d'individus, et réduire la quantité de terres actuellement surexploitées par l'agriculture, d'au moins 1,5 million d'hectares" poursuit le rapport qui insiste sur la nécessité de venir en aide aux pays les plus vulnérables qui sont en majorité les plus pauvres. Un investissement dans des mesures d'adaptation locale, telles que l'irrigation et la gestion des catastrophes, est également prôné.
Ces nouveaux migrants, contraints de fuir en raison du réchauffement climatique, ne correspondent pas aux catégories de migration qui existent aujourd'hui et la création de nouveaux droits pourrait donc s'avérer nécessaire. "Les personnes déplacées par les impacts chroniques du changement climatique auront besoin d'un refuge permanent. Actuellement, les individus qui se déplacent à cause de conditions de vie allant en s'aggravant pourraient être classés dans la catégorie des migrants économiques volontaires, et on leur refuserait ainsi leurs besoins spécifiques de protection" indique le rapport.
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