04.11.2009
La récupération d’eau de pluie pourrait coûter cher
Ce problème est à double tranchant. Les stations d'épuration étant conçues pour un certain nombre de milliers, de millions de mètres cubes, l'économie apparente faite par le particulier en récupérant l'eau de pluie ne peut que conduire à augmenter la partie assainissement de la facture.
Je ne mets pas en cause la bonne raison morale. Mais il faut être conscient de ce fait.
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"L'Europe s'accepte mal comme terre d'immigration"
"L'Europe s'accepte mal comme terre d'immigration"
LE MONDE | 05.10.09 | 16h00 • Mis à jour le 05.10.09 | 17h29
Catherine Wihtol de Wenden, chercheuse au CERI
Deux semaines après la fermeture par la France de la "jungle" de Calais, refuge de 800 clandestins en chemin vers la Grande-Bretagne, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) publie un véritable réquisitoire contre les politiques antimigratoires. Présenté lundi 5 octobre, le rapport annuel du PNUD est entièrement consacré à ce thème, sous le titre explicite "Lever les barrières, migration et développement humains".
Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche au Centre d'études et de recherches internationales, qui vient de publier La Globalisation humaine (PUF) après un récent Atlas mondial des migrations (éd. Autrement), estime également que les gouvernements font fausse route en privilégiant une approche sécuritaire.
Pourquoi peut-on parler de globalisation des migrations ?
Presque toutes les régions du monde sont désormais concernées soit par le départ, soit par l'accueil, soit par le transit. C'est une révolution considérable. Depuis moins de vingt ans, le monde est entré en mouvement. Mais cette période de mobilité généralisée ne traduit pas nécessairement une migration de peuplement. Beaucoup de migrants aspirent à s'installer dans la mobilité comme mode de vie. La mobilité est valorisée pour les plus qualifiés, les plus riches, mais les pauvres y aspirent aussi. Les gens n'acceptent plus la fatalité d'être nés dans un pays pauvre, mal gouverné, soumis à des aléas climatiques...
En quoi cela oblige-t-il les sociétés à évoluer ?
Ce phénomène touche au vivre ensemble, c'est-à-dire à la définition même de la citoyenneté. Les pays européens font depuis peu l'expérience de ce multiculturalisme, qui a conduit les Etats-Unis, le Canada ou l'Australie à redéfinir leur citoyenneté dans les années 1960. Le vivre ensemble est une des grandes questions du XXIe siècle : toutes les sociétés vont être concernées par la migration.
C'est vrai aussi au Sud : le Maroc, le Mexique, la Turquie sont toujours des pays de départ mais sont aussi devenus des pays d'accueil et de transit. Il y a un brouillage du statut des pays, mais aussi des catégories de migrants. Au cours de sa vie, une même personne peut être sans-papiers, travailleur qualifié, réfugié...
Pourquoi cette évolution est-elle si douloureuse en Europe ?
L'Europe a du mal à s'accepter comme continent d'immigration. Elle n'a toujours pas intégré qu'elle est devenue une région d'accueil, parce qu'elle a été longtemps une région de départ. Tout d'un coup, elle devient une terre non seulement d'immigration - elle l'a été depuis la seconde guerre mondiale -, mais de peuplement. Les immigrés deviennent constitutifs de la population des pays européens. Il y a un sentiment dans certaines franges de l'opinion que l'Europe perd son identité. L'immigration est vécue de façon défensive, d'où la crispation sur le contrôle des frontières, les clandestins, etc.
Pourtant, le PNUD affirme que la migration profite aux Etats...
Oui, c'est ce que toutes les études montrent. Mais les pays ne sont gagnants qu'à condition que les migrants aient un statut, qu'ils payent des cotisations sociales, consomment, envoient de l'argent à leurs proches... et non qu'ils se cachent toute la journée. Or actuellement, dans la plupart des pays développés, les moins qualifiés, ceux qui ont les métiers les plus pénibles, sont des sans-papiers.
Il est urgent de développer un statut du migrant. Cela manque terriblement dans le monde d'aujourd'hui. Les mobilités ne sont pas accompagnées, elles sont entravées. En matière de santé, d'environnement, les gouvernements écoutent l'avis des spécialistes. Les migrations sont le seul domaine où les Etats font systématiquement le contraire de ce que préconisent tous les experts !
Un droit universel à la mobilité est-il possible ?
Cela progresse. C'est une diplomatie parallèle, menée par les Nations unies à travers le forum mondial sur la migration et le développement, qui se réunira pour la troisième fois à Athènes en novembre. On met autour de la table les pays d'accueil, jusqu'ici seuls décideurs des politiques migratoires, mais aussi les pays de départ, le patronat, les syndicats, les ONG... La convention des Nations unies sur les droits des travailleurs migrants n'a été signée que par quarante Etats, tous du tiers-monde. Les pays d'accueil ont beaucoup de mal à accepter qu'un socle commun s'impose à eux, comme en matière de climat.
N'est-ce pas parce que ce droit à la mobilité remet en cause le modèle de l'Etat nation ?
Si, tout à fait. Le grand perdant de cette mobilité, c'est l'Etat, dans sa tentative d'imposer sa souveraineté sur le contrôle des frontières, sur la définition de l'identité nationale. Les gouvernements résistent très fortement, confortés par leurs opinions publiques les plus conservatrices. Dans le durcissement récent des politiques migratoires, il y a l'effet de la crise économique, bien sûr, mais aussi le fait qu'on considère les migrations d'abord comme une question sécuritaire. On criminalise la migration, au détriment de l'approche économique et sociale qui prévalait auparavant.
Propos recueillis par Grégoire Allix
03:23 Publié dans societe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loc maria plouzane
"Madagascar ne doit pas vendre son eau douce"
"Madagascar ne doit pas vendre son eau douce"
L'environnement a quitté la sphère scientifique pour devenir une question politique et sociale majeure. Tel est le constat qui a mené à la création en juin 2009 du parti vert Hasin’i Madagasikara à Madagascar. L'objectif est de créer une voie politique de développement durable de la Grande Ile. La présidente du parti, Saraha Georget Rabeharisoa, a répondu à Courrier international.
02.10.2009 | Propos recueillis par Philippe Randrianarimanana, Courrier international
Quel est programme politique des verts malgaches ?
SARAHA GEORGET RABEHARISOA Il s'articule autour de trois volets fondamentaux : la terre, l'eau et l'environnement. Sur la question de la terre, nous défendons l'accessibilité pour les masses, pour les familles paysannes. Cela passe par une refonte de la loi foncière, mais aussi du code minier en ce qui concerne les sous-sols.
Pour l'eau, nous considérons qu'il s'agit d'un patrimoine collectif des Malgaches, que nous pouvons exploiter, par exemple comme source d'électricité hydraulique ou pour une meilleure irrigation des sols, mais aussi que nous devons préserver.
En ce qui concerne l'environnement au sens général, il s'agit de notre façon de vivre en communauté, mais aussi de protéger la nature de la pollution, que ce soit la forêt, la mer, les récifs, l'air, etc.
Quelles sont les plus graves menaces écologiques à Madagascar ?
Avec la pauvreté, la protection de l'environnement est reléguée au dernier plan, tant par les autorités que par la population. Pendant la dernière crise politique, la nature a été malmenée ; des actes de vandalisme ont été commis contre la faune et la flore (bois précieux, tortues...). De plus, on exploite beaucoup les ressources (bauxite, nickel) à travers d'immenses projets. Il y a un manque de volonté politique concernant l'environnement.
Actuellement, le naufrage d'un bateau près de cap Sainte-Marie (fin août, au sud) cause une pollution littorale. Sol, sous-sol et air sont touchés, il y a beaucoup de pesticides, d'herbicides, de fongicides. La pollution de l'air, en ville, est liée à la vétusté des voitures, à la concentration des activités en milieu urbain pour raison de sécurité.
Chacun d'entre nous a un impact sur l'environnement, mais l'échelle est différente. Et les compensations payées par des sociétés étrangères, notamment pour le préjudice causé par leurs activités, sont minimes.
Vous vous êtes récemment opposés à un projet d'exportation d'eau potable. Pourquoi ?
C'est une de nos toutes premières prises de position : la vente d'eau du fleuve Faraony, qui se trouve dans le Sud-Est, près de Manakara, à l'Arabie Saoudite. L'eau est rare, irremplaçable à Madagascar. Ce fleuve est une source de vie pour toute la population riveraine. C'est sa principale voie de commerce. Et les locaux s'identifient à lui.
Nous sommes prêts à aller devant la cour de justice si la Haute Autorité de transition [le régime au pouvoir] persiste dans ce projet. Nous avons travaillé sur le terrain, par exemple en faisant signer des pétitions, et pour le moment le projet est suspendu. Il est hors de question que Madagascar se lance dans la vente d'eau douce.
Quel serait le risque ?
A court terme, si on apprend que Madagascar, en pleine instabilité politique, commence à vendre de l'eau, qui est quand même surnommée l'or bleu, les rapaces qui tournent autour vont se ruer sur la Grande Ile. C'est dangereux, car nous avons très peu de moyens de suivre à la fois la quantité ponctionnée et l'impact environnemental. Il est faux de dire qu'on vend une eau qui se perd dans la mer et qu'on peut donc récupérer : c'est méconnaître le cycle de l'eau. Quand nous mobilisons la population, nous expliquons les choses de manière rationnelle, scientifique, pour éviter la démagogie. Les paysans le comprennent très bien, car ils vivent avec la nature, mais les politiciens veulent ignorer la vérité.
Ceux qui défendent le projet de vente affirment que les investissements saoudiens permettront de construire des usines de désalinisation de l'eau de mer dans le Sud, qui est frappé par la sécheresse...
Le sud de Madagascar ne manque pas d'eau. C'est un bassin versant, et il dispose des plus importantes nappes phréatiques du pays. Ce qui manque, c'est la volonté de creuser des puits. Ce n'est qu'une question politique.
Le parti vert malgache préconise un découpage du pays en douze zones qui se fonde sur une étude de 1958. Il s'agit d'un plan de développement de Madagascar basé sur l'existence des bassins versants, des grands fleuves. Chaque entité régionale peut se suffire à elle-même en la matière.
Que pensez-vous de la course aux terres arables engagée par des Etats ou des sociétés étrangères, et notamment de l'affaire Daewoo, à Madagascar, qui concerne 13 000 kilomètres carrés ?
La terre est une de nos grandes priorités. C'est une question d'identité et de valeur économique. Le problème est que les Malgaches accèdent plus difficilement à la terre que les étrangers. Nous ne sommes pas contre l'accès à la terre des étrangers, mais il faut que l'Etat s'occupe des Malgaches d'abord. On sait que les procédures d'acquisition de terres sont laborieuses. On réfléchit à la réforme foncière entamée depuis 2005 et au code minier, qui avantage l'investisseur étranger.
Il faut par ailleurs tirer les leçons des méfaits de l'agriculture intensive. Nous promouvons une agriculture familiale, permettant l'autosuffisance des ménages et le respect de l'environnement, par exemple sur la question des pesticides. Nous cherchons à allier développement et écologie. Cela a un coût, une durée. Il faut changer les habitudes et éduquer.
Quelles sont vos relations avec les autres mouvements écologistes mondiaux ?
Récemment, nous étions à Rome au congrès national des verts italiens, qui nous ont introduits auprès des verts européens, et en octobre nous serons à Malmö, en Suède, au sommet des verts mondiaux, dont nous avons signé la charte. Nous travaillons beaucoup avec les ONG environnementales nationales et internationales (WWF, Conservation International, Fanamby, etc.)
Qu'attendez-vous des partis écologistes européens : une aide, de l'expérience, des fonds ?
Tout cela. L'information est primordiale. A Madagascar, il y a beaucoup de rétention d'information en matière de pollution. D'autant plus que nous invoquons le principe du pollueur-payeur. Nous cherchons des conseils sur les lois existantes et les aspects techniques et scientifiques. Il ne faut pas que Madagascar devienne un dépotoir de produits interdits en Europe et ailleurs. Comment appliquer ces lois chez nous dans notre intérêt ? Sur le nucléaire, nous voulons faire inscrire dans la Constitution l'interdiction de recevoir des déchets nucléaires sur notre sol ou dans nos mers.
03:15 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loc maria plouzane
Les pays pauvres supporteront 80% des dégâts du changement climatique
Les pays pauvres supporteront 80% des dégâts du changement climatique
La Banque mondiale, à l'origine de ce chiffre, confirme plusieurs analyses allant déjà dans ce sens.
Les pays en développement vont supporter 80% des dégâts occasionnés par le changement climatique alors qu'ils ne sont à l'origine que de 30% des émissions de gaz à effet de serre, a indiqué dimanche la Banque mondiale.
«Les dégâts du changement climatique, dans une proportion d'environ 75 à 80%, seront supportés par les pays en developpement alors qu'ils ne contribuent qu'à hauteur d'un tiers des émissions de gaz à effet de serre», a précisé devant la presse à Istanbul l'économiste en chef de la Banque mondiale, Justin Lin.
Marianne Fay, économiste auprès de la Banque mondiale en charge du développement durable, a pour sa part estimé à 300 milliards de dollars par an à partir de 2030 le coût d'adaptation nécessaire au changement climatique.
Pour un réchauffement de la planète de 2° Celsius en 2050, «les coûts de l'adaptation entre 2010 et 2050 seront de 75 à 100 milliards de dollars par an» pour les seuls pays en voie de développement, avait déjà indiqué la Banque mondiale fin septembre.
Une course contre la montre est engagée avant le sommet sur le climat prévu en décembre en Copenhague, censé aboutir à un accord sur les moyens de limiter le réchauffement climatique. Un premier accord avait été conclu à Kyoto (Japon) en décembre 1997, mais il n'a jamais été ratifié par les Etats-Unis.
(Source AFP)
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Le cancer prospère sur le terreau des inégalités
Le cancer prospère sur le terreau des inégalités
Sandrine Cabut LE FIGARO
02/11/2009 | Mise à jour : 08:18
Les écarts de mortalité en fonction des catégories socio-professionnelles se sont même creusées ces vingt-cinq dernières années.
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Ouvriers et cadres seront-ils un jour égaux devant les cancers ? Le taux de survie à ces maladies dans le nord de la France pourra-t-il être abaissé au niveau de celui des départements du Sud ? La lutte contre les inégalités, en particulier dans le domaine de la prévention et du dépistage, s'annonce en tout cas comme un des enjeux majeurs du plan cancer 2009-2013. Ce sera la «toile de fond» de ce nouveau plan, estimait, il y a quelques semaines, le Pr Dominique Maraninchi, président de l'Institut national du cancer (Inca), lors des premières rencontres annuelles organisées par cette institution. Il faut «cibler des ressources supplémentaires vers les territoires les plus touchés par le cancer et vers les populations les plus vulnérables», écrit le Pr Jean-Pierre Grünfeld dans ses recommandations pour le prochain plan 2009-2013, remises en février dernier au président de la République. Le rapport préconise aussi d'«amplifier et adapter les actions de prévention de proximité ciblées».
Le défi est de taille. Les inégalités socio-économiques devant la santé, phénomène connu depuis le XVIIIe siècle, sont particulièrement fortes dans le domaine du cancer. Pire, elles s'aggravent. «Les écarts de mortalité en fonction de la catégorie sociale se sont même creusés, tant pour les hommes que pour les femmes françaises, au cours du dernier quart du XXe siècle», notent l'économiste Jean-Paul Moatti (université d'Aix-Marseille) et ses collègues dans l'ouvrage La Vie deux ans après le diagnostic de cancer (La Documentation française, 2008).
«En amont du système de soins»
Les chiffres sont édifiants : le risque de décéder d'un cancer entre 30 et 65 ans est globalement deux fois supérieur chez les ouvriers que chez les cadres et les professions libérales. Chez les hommes, les tumeurs des voies aérodigestives supérieures (bouche, pharynx, larynx), des poumons et de l'œsophage sont les principaux contributeurs aux inégalités sociales de mortalité par cancer. Pour les spécialistes, ce constat s'explique en bonne partie par les principaux facteurs de risque de ces tumeurs, telle la consommation de tabac et d'alcool, inégalement distribués socialement. Le niveau socio-économique semble en revanche sans influence dans d'autres cancers (côlon, pancréas, vessie, rein…). Pour le sexe féminin, les différences sont nettement moins marquées.
«Les principales inégalités sociales en matière de cancer se situent en amont du système de soins, insiste le Pr Jean-Paul Moatti. Une fois le diagnostic posé, tous les individus ont à peu près les mêmes chances d'avoir accès aux bons traitements. C'est une différence fondamentale avec les pays qui n'ont pas de système de couverture sociale universelle.»
Le Pr Guy Launoy (Caen), dont l'équipe Inserm, Cancer et populations, mène également des études pour décrypter les mécanismes de ces inégalités, a une approche un peu différente. «Concernant les risques de cancer, le poids des inégalités est variable selon la localisation de la tumeur, confirme-t-il. En revanche, quand le cancer est là, ce sont toujours les personnes isolées socialement ou géographiquement qui ont le pire pronostic.» Ainsi, le fait d'habiter à plus de 50 km d'un centre de référence pour le cancer divise par deux la probabilité d'être pris en charge à cet endroit, indique Guy Launoy. En clair, ces patients sont suivis dans des services peu spécialisés en cancérologie, ce qui au final peut diminuer leurs chances de survie.
Les travaux de Guy Launoy montrent aussi clairement l'existence d'un gradient social concernant le dépistage. Pour ce chercheur, il faut démultiplier l'offre de dépistage et la personnaliser pour toucher les populations les moins favorisées. «Une des pistes que nous évaluons dans cinq départements consiste à inclure des assistantes sociales dans les programmes de dépistage des cancers du sein et du côlon», expose-t-il.
Au-delà de la prévention et du dépistage, le plan cancer devra aussi prendre à bras-le-corps d'autres inégalités, celles que doivent affronter les patients dans leur vie quotidienne et professionnelle après le traitement. La probabilité de reprise d'activité et sa rapidité dans les deux ans qui suivent le diagnostic sont plus élevées chez les artisans commerçants, chefs d'entreprise, professions libérales et les hommes en général que chez les ouvriers et les femmes en situation précaire, note ainsi une enquête de Jean-Paul Moatti. Sans compter les discriminations que subissent les anciens malades sur le plan de l'accès aux assurances et aux prêts.
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Algues vertes: l'Etat renonce à faire appel
Algues vertes: l'Etat renonce à faire appel
LEMONDE.FR avec AFP | 03.11.09 | 15h21
L'Etat a renoncé au dernier moment à faire appel de sa condamnation par la justice administrative pour la prolifération des algues vertes en Bretagne, à l'ouverture du procès devant la cour administrative d'appel de Nantes, mardi 3 novembre.
La cour doit se prononcer dans l'après-midi sur les suites à donner à cette demande, à laquelle le rapporteur public s'est opposée, estimant qu'elle était "hors délai" et que les associations n'avaient pas été consultées. La secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, avait annoncé sur France 2, quelques minutes avant le début de l'audience, que l'Etat allait "lever son appel". "L'Etat doit reconnaître ses responsabilités sur ces faits passés", a-t-elle indiqué. "Il faut lever cet appel car ce sont des faits passés", a-t-elle ajouté.
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