05.11.2009
L'emploi à venir
L'emploi à venir
LE MONDE | 06.10.09 | 14h37 • Mis à jour le 06.10.09 | 14h37
Le travail a parfois mauvaise presse - l'importance prise par les suicides à France Télécom le prouve -, mais l'emploi est plus que jamais indispensable - une priorité sociale. Telle est l'une des contradictions de la situation actuelle. Les responsables politiques le savent : ce ne sont pas les économistes qui décréteront la fin de la crise, mais les courbes du chômage. Tant que celles-ci continueront de monter, inutile de parler de sortie de crise, ont récemment affirmé deux orfèvres en la matière : Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn.
Or si, après le G20 de Pittsburgh, on commence à voir quelle organisation du capitalisme il faut pour émerger de la crise, bien malin qui peut dire aujourd'hui quelle physionomie aura l'emploi demain. Alors que le chômage semble augmenter plutôt plus que prévu aux Etats-Unis et plutôt moins qu'on ne le redoutait dans la zone euro (grâce sans doute au chômage partiel et aux divers systèmes de protection sociale), nul ne sait quand il retrouvera ses niveaux antérieurs. Certains économistes aujourd'hui au coeur du pouvoir, Lawrence Summers (conseiller de Barack Obama) et Olivier Blanchard (économiste en chef au FMI), ont même jadis théorisé cet "effet d'hystérésis", selon lequel la situation du marché du travail après une crise diffère durablement de la situation ex ante.
Classiques lors de chaque crise, ces interrogations sont aujourd'hui renforcées par celles sur "l'économie verte". Pour être écologiquement durable, la croissance économique devra-t-elle être moins élevée ? Des ruptures technologiques permettront-elles au contraire de concilier production de richesses et protection de la planète ? Quels métiers, quelles nouvelles formes de travail accompagneront cette mutation ? Nul, pour le moment, ne le sait, avec certitude.
Du coup, pour les gouvernements, deux priorités s'imposent. La première : investir plus que jamais dans le système éducatif. Quel que soit le monde de demain, le bagage culturel sera déterminant pour s'adapter aux évolutions à venir. Or, dans ce domaine, la France a des progrès à réaliser, tant les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur sont criantes.
Deuxième priorité, tout aussi urgente : la protection sociale. Changer de métier, de secteur d'activité, de statut social risque de devenir la règle. Lier la protection sociale à l'emploi est périlleux. Il faut poursuivre la réforme de notre système de protection sociale en ayant une vision qui dépasse le comblement des déficits actuels.
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Pourquoi il ne suffit pas de réduire les émissions de carbone
Pourquoi il ne suffit pas de réduire les émissions de carbone
Le protocole de Montréal sur l'ozone doit inspirer les négociations actuelles sur le climat, selon Achim Steiner, directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement. En effet, ce protocole, signé en 1987, représente l'un des grands succès environnementaux mondiaux et il permettra d'éviter près 20 millions de cancers de la peau, d'ici 2050.
Il y a 20 ans, des gouvernements adoptaient le protocole de Montréal, traité visant à protéger la couche d'ozone contre les émissions de produits chimiques destructeurs. Rares sont ceux qui auraient pu prévoir la portée d’une telle décision.
Le protocole entendait expressément faire disparaître peu à peu des substances comme les chlorofluorocarbones (CFC) – que l'on trouvait dans les réfrigérateurs, les mousses et sprays pour les cheveux, etc. – afin de réparer la fine couche gazeuse qui filtre les ultraviolets, rayons nocifs du soleil. D'ici 2010, près de 100 substances nuisibles à la couche d'ozone, y compris les CFC, auront été supprimées la planète.
Sans les décisions prises il y a 20 ans, les niveaux atmosphériques de ces substances seraient 10 fois supérieurs en 2050 et causeraient 20 millions de cancer de la peau et 130 millions de cataractes oculaires supplémentaires, sans parler des dommages au système immunitaire humain, à la faune et à la flore ainsi qu’à l'agriculture.
Mais ce n'est là qu'une partie de l'histoire que nous célébrons le 16 septembre à l'occasion de la Journée mondiale pour la protection de la couche d'ozone. Ces deux dernières années, on a découvert que le protocole de Montréal avait aussi épargné à l'humanité un degré élevé de changement climatique, puisque les gaz qu’il interdit contribuent également au réchauffement planétaire.
En effet, selon une étude de 2007, les bénéfices de l'atténuation climatique du traité sur l'ozone atteignent au total 135 milliards de tonnes de C02 depuis 1990, ce qui représente un retardement du changement climatique de 7 à 12 ans.
Il n’est donc pas exclu que les leçons tirées du protocole de Montréal aient une portée plus vaste. Les scientifiques estiment maintenant que le changement climatique est dû à 50 % aux gaz et polluants autres que le C02, notamment aux composés d'azote et à l'ozone troposphérique formé par la pollution et par le carbone noir. Bien entendu, un degré d'incertitude scientifique plane sur la contribution précise de certains de ces polluants au réchauffement. Néanmoins, il ne fait pas de doute qu’ils jouent un rôle majeur.
En attendant, il faut limiter une grande quantité de ces gaz en raison de leur impact environnemental plus vaste sur la santé publique, l’agriculture et les écosystèmes de la planète, y compris les forêts, qui représente plusieurs milliers de milliards de dollars.
Pensez au carbone noir, composant des émissions de suie des moteurs diesels et de la combustion inefficiente des cuisinières qui utilisent de la biomasse, en lien avec 1,6 à 1,8 millions de décès prématurés chaque année en conséquence d’une exposition à l’intérieur de bâtiments et avec 800.000 décès dus à une exposition à l'extérieur. Le carbone noir, qui absorbe la chaleur du soleil, représente également de 10 % à plus de 45 % du réchauffement planétaire ; il est aussi lié à l'accélération des pertes de glaciers en Asie, les dépôts de suie noircissant la glace et la rendant plus vulnérable à la fonte.
Selon une étude, 26 % des émissions de carbone noir proviennent de poêles utilisés pour le chauffage et la cuisine, dont plus de 40 % sont issues de la combustion du bois, environ 20 % du charbon, 19 % des résidus de récolte et 10 % du fumier.
Des fabricants ont mis au point des poêles qui utilisent les flux d'air passif, une meilleure isolation et 60 % de bois en moins pour réduire les émissions de carbone noir d'environ 70 %. L'arrivée en masse de ce type de poêles présenterait de multiples avantages pour l’économie verte.
En outre, tandis que le C02 reste dans l'atmosphère durant plusieurs siècles, d'autres polluants, dont le carbone noir et l'ozone, s’y retrouvent pour des périodes relativement courtes en comparaison – des jours, des semaines, des mois, voire des années. Les promesses de réduction et d'élimination de ces émissions auraient donc des retombées quasi immédiates sur le climat.
La communauté internationale devrait avoir pour grande priorité de sceller un accord sérieux et lourd de sens au sommet des Nations unies sur le climat, qui se tiendra en décembre prochain à Copenhague, en vue de réduire les émissions de C02 et d’aider les pays vulnérables à s'adapter. Pour que le monde déploie tous les moyens disponibles dans la lutte contre le changement climatique, il importe d’évaluer scientifiquement et de traiter de toute urgence les émissions des substances qui contribuent à ce fléau.
[ Pourquoi il ne suffit pas de réduire les émissions de carbone
Achim Steiner
Copyright : Project Syndicate, 2009.
www.project-syndicate.org
Traduit de l’anglais par Magali Adam]
GOODPLANET
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Grenelle II: le Sénat discute des éoliennes et de la biodiversité
Grenelle II: le Sénat discute des éoliennes et de la biodiversité
06/10/2009 14:59 LE JOURNAL DE L ENVIRONNEMENT
Hier, les sénateurs ont terminé l’examen du chapitre consacré aux énergies renouvelables en durcissant les conditions d’implantation des éoliennes, et entamé les discussions sur la biodiversité avec les pesticides.
Energie
Très attendus par les lobbies pro et anti-éoliens, les débats autour de l’article 34 du projet de loi portant engagement national pour l’environnement sur le «développement maîtrisé de l’énergie éolienne» ont conduit à un durcissement des conditions d’implantation des éoliennes. A partir de 2011, elles seront soumises au régime des installations classées pour l’environnement (ICPE). Un décret, actuellement en cours d’élaboration, pourrait préciser que les plus grandes (de hauteur supérieure à 50m) seront soumises à autorisation, les autres à enregistrement.
De plus, les sénateurs ont adopté une nouvelle définition des Zones de développement de l’éolien (ZDE) en étendant les critères à la protection de la sécurité publique, de la biodiversité et du patrimoine archéologique.
En revanche, le délai de recours contre les projets est raccourci de 4 ans (comme actuellement pour les projets ICPE) à une période comprise entre 2 et 6 mois. Les éoliennes en mer seront dispensées de permis de construire. Un amendement à l’article 34, qui fixe des objectifs de puissance éolienne à installer par tranche de 3 années a été adopté (par exemple 5.000 mégawatts (MW) entre 2012 et 2014, 6.000 entre 2018 et 2020 pour atteindre les 25.000 MW installés en 2020).
Pour France nature environnement, c’est une déception: «les espoirs de sauver l’éolien s’amenuisent», fait savoir la fédération d’associations environnementales dans un communiqué. «En complexifiant de la sorte le régime des éoliennes, la France prend le risque de se voir condamnée par la justice communautaire au titre de la violation de la directive ENR 2009/28 [relative à la promotion de l’utilisation d’énergie produite à partir de sources renouvelables]. Nous espérons que les députés se montreront plus conscients de ces enjeux lors du passage du projet de loi devant l’Assemblée Nationale».
Enfin, les sénateurs ont terminé l’examen du volet énergie renouvelables en rejetant un amendement visant à autoriser les agriculteurs à exploiter ou faire exploiter des panneaux photovoltaïques, au motif que cette mesure avait plus sa place dans un projet de loi de finances.
Biodiversité
Le thème de la biodiversité occupe 5 chapitres et 30 articles du projet de loi Grenelle II. Les premiers, examinés hier, concernent l’agriculture. Les sénateurs ont rejeté l’amendement 763 sur l’article 36 qui visait à ne pas considérer les préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) comme des produits phytopharmaceutiques. Pour Bruno Sido, rapporteur du projet de loi, «cette précision est inutile car les PNPP font l'objet d'un régime simplifié régi par le tout nouveau décret du 23 juin 2009» (1).
Contrairement à ce qu’espérait le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), l’amendement 511 a quant à lui été adopté, mais modifié. Dans le projet de loi initial, l’article 40 proposait une suppression des possibilités de recommandations et de publicité pour les produits phytopharmaceutiques amateurs. L’amendement 511, au contraire, permettait de continuer. Finalement, la publicité reste possible pour ces produits, que ce soit pour un usage professionnel ou amateur, mais est soumise à «des obligations fortes en matière d'information des utilisateurs sur les propriétés des produits et leur utilisation lors des campagnes de publicité ».
Autre amendement adopté, l’interdiction ou l’encadrement de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dans des zones utilisées par le grand public ou des groupes vulnérables, tels que les parcs, jardins publics, cours de récréation, etc.
Cet après-midi, les sénateurs entament leur troisième semaine d’examen du projet de loi dit Grenelle II.
(1) Dans le JDLE «PNPP: publication du décret simplifiant leur mise sur le marché»
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Le développement durable? Je suis pour mais pas mon chef
Le développement durable? Je suis pour mais pas mon chef
Selon une enquête réalisée par Opinion way pour DDB Corporate et Com'in, les salariés attendraient que leur entreprise s'implique dans le développement durable, sans savoir que bien souvent, elle le fait déjà.
Bio-diversité | 5 Octobre 2009 journal du dimanche
Le développement durable (DD) a la cote auprès des salariés qui sont 84% à s'y intéresser personnellement. Sur leur lieu de travail, leur vision est en revanche plus sceptique.
Ils sont 45% à penser que les questions liées au DD, à la protection de l'environnement et à la responsabilité sociale n'occupent quasiment aucune place dans leur entreprise. La faute au manque de communication en interne puisqu'ils sont près de 30% à n'en parler à personne autour d'eux.
73% des salariés déclarent n'avoir reçu aucune information spécifique de leur entreprise, 85% n'ont jamais participé à un groupe de travail sur ces questions et 83% n'ont pas été impliqués dans un quelconque projet...
Des résultats qui font froid dans le dos et qui expliquent pourquoi les salariés attribuent un 5,5/10 à leur entreprise lorsqu'il s'agit de leur donner une note DD. On peut néanmoins se rassurer car en réalité, l'entreprise aujourd'hui se mobilise, évolue et met en place des plans d'actions concrètes et efficaces. Seule ombre au tableau : ses salariés l'ignorent totalement. Il suffit de croiser les collaborateurs de Total rasant les murs, persuadés que leur entreprise ne peut être considérée que comme un horrible pollueur à des années lumière du développement durable, alors qu'elle est largement aussi engagée que les autres, voire davantage. "S'il y a une industrie qui ne peut pas rester en dehors, c'est bien le pétrole, très émetteur de gaz à effet de serre, donc très bien placé pour jouer un rôle et réduire efficacement ses émissions", explique Christophe de Margerie, directeur général de Total.
"Le DD redonne du sens à une action collective"
L'information, la sensibilisation, l'implication doivent donc, de toute urgence, descendre et irradier tous les services. D'une part pour rassurer les salariés, mais surtout parce que leur implication est devenue indispensable à la stratégie de développement durable. Les quelques groupes qui l'ont saisi, se félicitent de recueillir les excellentes idées et bonnes pratiques qui émanent des équipes. C'est le cas notamment de la SNCF, dont le directeur du développement durable, Jean-Louis Jourdan estime que "le développement durable est un langage commun dans une entreprise qui se verticalise. Cela redonne du sens à une action collective".
Quant à la raison pour laquelle il est urgent d'agir et de s'engager au sein de son entreprise, "il y a encore du boulot", confie Fabrice Bonnifet, directeur du développement durable de Bouygues, puisque 33% des salariés estiment que le DD sert à améliorer l'image de l'entreprise, et 28% à montrer l'exemple. La réduction de la facture écologique et énergétique et le facteur de différenciation économique ne sont, par exemple, pas cités.
Même s'ils ne sont que 6% à avouer être déjà impliqués et 28% à être certains de le vouloir, ce sondage révèle que nous pouvons désormais compter sur les salariés. Il n'y a plus qu'à leur dire...
* Cette enquête a été réalisée en ligne (sur système Cawi) du 7 au 17 juillet 2009, auprès d'un échantillon représentatif de 895 salariés des entreprises privées et publiques de 100 salariés et plus, et d'un "échantillon témoin" représentatif de 117 agents fonctionnaires de l'Etat, des collectivités territoriales et des hôpitaux publics.
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Rama Yade joue en contre. Jusqu'à quand ?
Rama Yade joue en contre. Jusqu'à quand ?
Antidote - Causeur.fr | Mercredi 4 Novembre 2009 à 07:01
MARIANNE2
En pleine zizanie au sein de la majorité suite aux débats sur la taxe professionnelle et le grand emprunt, qui succèdent eux-même aux affaire EPAD et Mitterrand, le coup de gueule de la secrétaire d'état contre son ministre de tutelle Roseline Bachelot fait mauvais genre.
Depuis plusieurs jours, Rama Yade fait l’objet de tirs nourris de la part de la plupart des chevau-(pas très) légers de la Sarkozye. Nadine Morano et Frédéric Lefebvre, avec leur finesse habituelle, avaient ouvert le feu. Il semble bien que François Fillon, dont le boulot semble bien de se débarrasser des importuns(1), leur ait emboîté le pas ce matin.
Rama Yade agace le Président depuis plusieurs mois. Sa sortie lors de la venue du Guide Libyen fin 2007, son refus de mener la liste francilienne aux élections européennes, ses déclarations en pleine affaire « Jean de l’EPAD » ont déplu, doux euphémisme, à Nicolas Sarkozy. Et malgré le fait qu’elle soit dans le collimateur, alors qu’un vent de révolte souffle parmi sénateurs et députés, voilà la secrétaire d’Etat au sport qui se désolidarise de sa ministre de tutelle sur la suppression du droit collectif à l’image, niche fiscale permettant aux clubs professionnels de mieux rémunérer leurs joueurs.
Sur ce dossier, Rama Yade a, à la fois, tort et raison. Tort parce qu’il est absolument indigne en cette période de crise que subsiste ce genre d’avantage. On aimerait d’ailleurs que le bouclier fiscal fasse l’objet de la même indignation. Raison parce qu’il ne faudra pas s’étonner que les championnats nationaux, et notamment celui de football, redeviennent encore moins attractifs qu’auparavant pour les meilleurs joueurs, nos clubs étant particulièrement désavantagés par rapport à l’Angleterre et l’Espagne. Que l’on sache, ce n’est pas Rama Yade qui s’est couchée à Biarritz l’an dernier lorsqu’il s’agissait de vendre à la Commission de Bruxelles un retour au quota de joueurs nationaux(2) dans les équipes. C’est son prédécesseur Bernard Laporte et…
Nicolas Sarkozy lui-même qui se faisait pourtant fort d’imposer une spécificité sportive et qui, disait-il, avait convaincu son collègue Gordon Brown. Devant l’idéologie de la concurrence libre et non faussée, tout ce joli monde a cédé et a renoncé à la seule solution qui permettrait un rééquilibre dans les championnats, quelle que soit la fiscalité des pays.
Depuis quelques jours, donc, les appels à la démission de Rama Yade n’ont pas porté leur fruit tant désiré. « Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne », disait Jean-Pierre Chevènement, qui s’y connaît puisqu’il a quitté trois gouvernements(3). Mais cette jurisprudence n’est plus de saison. D’abord, parce que les Chevènements ne courent plus les rues désormais. Ensuite, parce que la nature d’un gouvernement nommé par Nicolas Sarkozy relève davantage aujourd’hui du casting, comme dirait Eric Zemmour.
Dans ce schéma, ce n’est pas aux acteurs de démissionner, mais au metteur en scène de virer ceux qui ne lui conviennent plus. Enfin, Rama Yade est la personnalité du gouvernement la plus haute dans les sondages de popularité. Son intérêt n’est pas de démissionner, surtout sur un sujet aussi mineur qu’une niche fiscale pour sportifs pros, mais plutôt de se faire virer pour indiscipline, laquelle s’avère la composante essentielle de sa bonne image dans le pays.
A l’heure où j’écris ses lignes, on ne peut évidemment pas savoir qui gagnera le bras de fer. Si Rama Yade, finalement, ne résiste pas à la pression -et démissionne, ou si Nicolas Sarkozy et François Fillon doivent se résoudre à en faire une martyre ou, pis encore, passer l’éponge. Cette dernière solution ne semble pas idéale pour calmer les ardeurs des parlementaires qui pourrissent actuellement la vie du gouvernement.
(1) Spéciale dédicace à Dame Christine Boutin
(2) Le fameux 6+5 cher à Joseph Blatter, président de la FIFA
(3) En 1983, sur le tournant de la rigueur, en 1991 à propos de la guerre en Irak puis en 2000 sur un projet portant atteinte à l’indivisibilité de la République. Admettons qu’à chaque fois, le panache ne manquait pas
00:24 Publié dans POLEMIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loc maria plouzane








