13.07.2008

SECHERESSE ET MALADIES EN RUSSIE

AFP - mardi 8 juillet 2008, 13h59
Réchauffement : risques de maladies et de sécheresse en Russie
La Russie, encore largement sceptique sur le réchauffement de la planète, est confrontée à un risque accru de maladies, de sécheresse et de dégâts sur ses infrastructures en raison des changements climatiques, a averti mardi le Fonds mondial pour la nature (WWF) à Moscou.

L'organisation de défense de l'environnement a appelé les autorités russes à "prendre les devants".

"Nous sommes très inquiets (...) Nous devons agir à temps. Certaines régions de Russie ont d'urgence besoin d'attention", a souligné Alexeï Kokorine, un chercheur de WWF et un des auteurs d'une nouvelle étude sur le sujet présentée mardi à la presse.

Alertant sur une question qui vient seulement d'être abordée en Russie, WWF a jugé que les autorités devraient faire pression pour que le pays contribue à une réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre afin de lutter contre le réchauffement.

"Nous devons comprendre que les dégâts provoqués par les changements climatiques se produisent ici et maintenant et ne sont pas un problème d'un l'avenir lointain (...) Les enjeux sont importants et il y va notamment de notre santé", a mis en garde Igor Tchestine, le chef de la branche russe de WWF.

Depuis son arrivée au pouvoir en mai, le président Dmitri Medvedev a ordonné que soient prises des mesures visant à réduire de 40% la quantité d'énergie utilisée par la Russie par unité de Produit intérieur brut d'ici à 2020.

Mais ce sujet ne fait toujours pas partie du débat public dans un pays riche en ressources naturelles qui tire profit de l'envolée des prix des hydrocarbures et dont l'économie a connu un boom ces dernières années, améliorant le niveau de vie de nombre de ses habitants.

Le rapport souligne que la plus grande douceur des printemps en Russie s'accompagne déjà d'une fréquence plus élevée de cas d'encéphalites, de paludisme et de contamination par le virus du Nil occidental dans certaines parties de ce vaste pays.

Les changements climatiques pourraient également provoquer des inondations et des sécheresses dans les régions du Sud, ajoute le document.

La fonte du permafrost (sol en permanence gelé) en Sibérie détériore déjà les bâtiments et les routes et pourrait affecter les infrastructure du secteur de l'énergie ainsi que le mode de vie des peuples indigènes, relèvent les auteurs de l'étude.

02.07.2008

CLIMAT

UE: la France met le paquet sur le climat
Le paquet "énergie climat" qui vise notamment à réduire les émissions de gaz à effet de serre sera un dossier prioritaire sous la présidence française de l'Union européenne. Et pour le concrétiser, il faudra que les 27 Etats membres se mettent d'accord.
En instaurant le paquet "énergie climat", l'Union Européenne, sous présidence française, a pour objectif de devenir la première économie durable au monde. Concrètement, il s'agit d'inciter les pays européens à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 20% en 2020 par rapport à 1990. Et de 30% si les autres pays (Etats-Unis, Chine) prennent des engagements comparables.
La réunion de Poznan déterminante
Il est en effet souhaitable que les Vingt-Sept se mettent d'accord avant la Convention Climat qui se tiendra à Poznan en Pologne en décembre 2008, étape importante en vue d'aboutir ensuite à un accord à la conférence de Copenhague, un an plus tard, qui mettra en place la gouvernance mondiale en matière de climat pour l'après-2012, c'est à dire l'après-Kyoto. C'est la crédibilité de l'UE sur la scène internationale qui sera en jeu au cours de cette réunion. Car l'Europe ne pourra exiger une répartition mondiale de l'effort entre tous les pays du monde si elle est incapable de l'organiser parmi ses membres...
Il faudra composer notamment avec sept pays (Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Slovaquie, Estonie, Lettonie, Lituanie) qui, s'ils ne contestent pas l'objectif de réduction de 20%, s'inquiètent du choc économique qui les menacent s'ils acceptent les conditions de l'Union.
Autre dossier environnemental sensible qui sera abordé durant la présidence française, la possibilité pour un Etat membre d'interdire la culture d'un OGM sur son territoire. A l'heure actuelle, sept Etats membres de l'Union ont interdit la culture du maïs génétiquement modifié Monsanto 810. La France, "même si elle ne veut pas forcément interdire les OGM", selon Jean-Louis Borloo, souhaite notamment un renforcement des procédures d'évaluations concernant les risques liés aux organismes génétiquement modifiés.

18.05.2008

LA DESTRUCTION DE LA NATURE

La destruction de la nature coûte 2.000 milliards d'euros par an au monde (étude)
La destruction de la nature coûte 2.000 milliards d'euros par an au monde, selon une étude qui doit être présentée lundi à la conférence de l'ONU sur la biodiversité, selon l'hebdomadaire Der Spiegel.

Chaque année, la disparition d'espèces animales et végétales coûte 6% du Produit national brut (PNB) mondial, soit 2.000 milliards d'euros, selon une étude intitulée "The Economics of Ecosystems and Biodiversity" ("L'économie des systèmes écologiques et de la biodiversité"), affirme le magazine à paraître lundi.

Initiée par l'Union européenne et le ministre allemand de l'Environnement Sigmar Gabriel, l'étude doit être publiée lundi lors de l'ouverture de la 9ème Conférence des signataires de la Convention sur la diversité biologique (CBD) à Bonn (ouest de l'Allemagne).

"Les pauvres du monde portent la charge la plus lourde," écrit le responsable de l'étude, Pavan Sukhdev, d'après Der Spiegel qui affirme disposer des extraits du document. Ainsi, dans les pays pauvres, la perte de biodiversité représente chaque année la moitié de leurs richesses économiques selon Sukhdev, un haut responsable de la Deutsche Bank en Inde.

Par ailleurs, d'après la même source, la chancelière Angela Merkel veut annoncer à Bonn une nette augmentation de la contribution allemande pour la protection mondiale des forêts, avec comme référence l'initiative norvégienne d'investir chaque année 500 millions de dollars pour cette cause.

Thème de la conférence, la déforestation dans le monde, outre de favoriser l'extinction des espèces, est responsable de 20% des émissions de dioxyde de carbone (CO2), soit davantage que toutes les industries de transport, selon les experts.

Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont menacés de disparition sur terre, selon une liste rouge publiée par l'Union mondiale pour la nature (UICN) le 12 septembre dernier.