06.10.2009
Franchise postale
Franchise postale
LE MONDE | 05.10.09 | 15h16
La "votation citoyenne", organisée par une soixantaine d'organisations politiques, syndicales et associatives de gauche contre la réforme du statut de La Poste, a été un indéniable succès. Plus de deux millions de personnes y ont participé, dans quelque dix mille points de vote à travers toute la France. A une écrasante majorité, ils se sont prononcés contre ce qu'ils estiment être une menace de privatisation de l'entreprise publique, emblématique du service public à la française.
Le gouvernement et la majorité ne sont pas beaux joueurs. Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a dénoncé une "vaste manipulation". Quant au ministre de l'industrie, Christian Estrosi, il a exprimé de "sérieuses réserves" sur la façon dont a été organisé ce scrutin "sans valeur juridique". Et il ne cesse de marteler que le projet de réforme ne remet aucunement en cause le statut public et les missions de service public de La Poste, mais vise, au contraire, à lui donner les moyens financiers de se moderniser pour affronter la concurrence européenne à partir de 2011.
Il n'empêche. Si cette votation n'a effectivement pas de valeur juridique (contrairement à la pratique suisse, d'où l'expression a été importée), elle a un poids politique certain. Un mois avant le début de l'examen de la réforme par le Sénat, elle exprime un soupçon et une exigence populaires que le gouvernement et le Parlement ne pourront ignorer. Le soupçon porte sur la finalité réelle de ce changement de statut : pourquoi réformer, si ce n'est pour modifier le capital de l'entreprise ? Les serments solennels du gouvernement n'y peuvent rien : chacun se souvient que des engagements similaires avaient été pris pour Gaz de France en 2004, notamment par Nicolas Sarkozy alors ministre de l'économie, avant que le Parlement, trois ans plus tard, la privatise au sein du groupe GDF Suez.
L'exigence exprimée par deux millions de Français est qu'un vaste débat public soit maintenant organisé sur le sujet et soit tranché par un référendum. Selon un sondage de l'IFOP pour Sud Ouest, 59 % des Français le souhaitent. La révision de la Constitution de 2008 le permet, puisqu'elle instaure, avec moult précautions, la possibilité de référendums d'initiative à la fois populaire et parlementaire. La mise en oeuvre de ce nouvel instrument démocratique suppose l'adoption d'une loi organique que le gouvernement s'est gardé, jusqu'à présent, de proposer. C'est le moment et l'occasion où jamais de sauter le pas. Sauf à nourrir un peu plus le soupçon qui a mobilisé deux millions de Français.
00:00 Publié dans SERVICE PUBLIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loc maria plouzane
03.10.2009
La Poste: aux urnes citoyens!
La Poste: aux urnes citoyens!
Jessica Thomas - Marianne | Vendredi 02 Octobre 2009 à 00:01 | Lu 4649 fois
La Poste change de statut, engagée gaiement sur le chemin de la privatisation? Il y a plusieurs moyens de dire non. La votation citoyenne du 3 octobre en est un (carte des bureaux de vote incluse dans cet article). L'organisation d'un référendum d'initiative populaire en est un autre (pétitions disponibles un peu plus bas). Et on peut aussi faire les deux!
Votation. Le mot a presque un air de bravitude. De mot d'enfant, de lapsus... Votation, pourquoi pas vote, hein? C'est que la consultation sur le changement de statut de La Poste, organisée à l’appel du comité national contre la privatisation de La Poste, jusqu'au 3 octobre, dans des bureaux de vote improvisés partout en France, et bien cette consultation n'est pas un vote. Elle n'a pas de valeur juridique.
Alors, pourquoi une votation? Et pourquoi il faut y aller.
Parce que les salariés de La Poste n'ont pas de moyen de pression réel sur le changement de statut de l'entreprise. La grève du 22 septembre a été très peu suivie. Un peu plus de 20% selon la direction, 35 à 40% selon les syndicats. Ils ont besoin du soutien populaire. Et un sondage CSA, publié par l'Humanité, montre qu'on ne veut pas de ce changement de statut: 75% des Français voteraient Non. La votation citoyenne est un moyen de faire entendre ce Non un peu plus fort.
Parce que le seul moyen d'empêcher le changement de statut de La Poste serait un référendum d'initiative populaire. Et que ce moyen-là entre dans le domaine de l'utopie. Il faut obtenir l’adhésion d’un cinquième des membres du Parlement et un dixième des personnes inscrites sur les listes électorales, soit environ 4,5 millions d’électeurs. Et, sérieusement, c'est inatteignable. Ce qui n'empêche pas d'essayer ! Deux pétitions à signer dans cet objectif : d'abord celle du président de la région PACA, Michel Vauzelle, la Charte des services publics, pour que les services publics soient inscrits dans la consitution. Elle a déjà recueilli 300 000 signatures, dont 250 parlementaires, et espère atteindre le million...
Signer ici
Celle lancée par Marianne pour réclamer l'organisation d'un référendum d'initiative populaire sur l'ouverture au privé du capital de La Poste, et qui a recueilli près de 10 000 signatures.
Signer ici
Les enjeux du changement de statut
·
Treiber « l’homme des bois » serait un homme de lettres…
·
Ecole publique: moins de profs, et bientôt moins d'élèves…
·
Aigle Azur: les hôtesses font grève… mais les avions volent!
Et puis, parce que le changement de statut de La Poste, contrairement à ce que prétend le gouvernement, est un premier pas vers la privatisation. et qui dit privatisation, dit fermeture des bureaux « non rentables », licenciements, inégalité d'accès aux services postaux... que du bon!
Les articles de Marianne2 sur le sujet
La Poste: Le Figaro plus estrosiste qu'Estrosi! Par Régis Soubrouillard
Sûr de son fait, le nouveau ministre de l'Industrie, Christian Estrosi a affirmé que le changement de statut de La Poste était une obligation qui découlait de la directive européenne de 1997. Affirmation largement relayée par Le Figaro qui omet de préciser que ce changement de statut n'est en rien une obligation mais une décision politique et industrielle assumée par le gouvernement et la direction de la Poste.
La Poste est et restera publique, qu'ils disaient... Par SuperNo
Secteur Public et Secteur Privé sont dans un bateau. Secteur Public ouvre la porte, qu'est-ce qu'il reste? SuperNo nous raconte l'histoire de La Poste, et ses doutes quand il entend Christine Lagarde promettre de ne pas la démanteler...
La Poste: changement de statut ou de société? Par Régis Soubrouillard
Les promesses de Christine Lagarde de ne pas liquider La Poste n'ont pas convaincu SuperNo. Pas plus que les mariannautes, très attentifs à la rhétorique de la locataire de Bercy. Evoquant la mission de La Poste, Christine Lagarde ne parle déjà plus de « service public » mais de « service universel ». L'expression, inoffensive, au premier abord fleure bon la novlangue.
Services publics: La Poste et le désert français Par Xavier Théry
A en croire Xavier Théry, l'Etat s'est engagé dans une lutte à mort avec le service public. Après EDF et France Télécom, il s'attaque à un symbole: La Poste. Mais privatiser la Poste, c'est risquer d'accentuer encore la désertification de miliers de bourgs et de villages. C'est aussi, en creux, la promesse de démanteler tous les autres reliquats du service public.
Les dirigeants de La Poste font leur tournée en BMW Par Gérald Andrieu
Les cadres « stratégiques » de La Poste peuvent désormais disposer de BMW série 5 en guise de véhicules de fonction. Voilà une fine idée à l’heure où les employés craignent pour leur avenir…
Pétition pour La Poste: il n'est jamais trop tard pour dire Non Par SuperNo
4,5 millions de signatures... si la pétition de Michel Vauzelle accède à ce lointain Graal, La Poste sera peut-être sauvée. SuperNo soutient cette action, mais cède à la tentation d'un petit rappel: Michel Vauzelle n'a pas toujours été contre l'Europe libérale. En 1992, il avait milité pour le Traité de Maastricht.
Défendre la Poste, le service public? Le PS s'en fout un peu! Par Gérald Andrieu
À l’heure où La Poste est attaquée, le Parti socialiste dispose d’une arme redoutable : une Charte des services publics élaborée par Michel Vauzelle, le président de la région PACA. Mais cette arme, aussi redoutable soit-elle, les dirigeants du PS ne semblent pas vouloir s’en saisir. Encore moins la brandir fièrement.
La Poste 100% public ou quand Estrosi s'emmêle les pinceaux Par Sylvain Lapoix
100% publique La Poste ? En choisissant la forme sociale d'une Société anonyme et en n'injectant « que » 2,7 milliards d'euros pour préparer le groupe à la concurrence européenne, Christian Estrosi lève un sérieux doute : et si on nous refaisait le coup de GDF ?
Alors? Aux urnes!
03:03 Publié dans SERVICE PUBLIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loc maria plouzane
23.05.2008
ET LE MINIMUM
Quoi? Qu'est ce que l'on me raconte?
Le maire de Loc Maria Plouzané n'a pas institué de service minimum dans les écoles publiques de sa responsabilité.
Comment cette élue apolitique, qui n'a pu avoir l'investiture UMP, mais s'est faufilée comme candidate au poste de suppléante de M. FORICHER, battu d'ailleurs en partie grace aux lanvénécois, n'applique pas les règles de la République dont elle est le représentant.
Je croyais que la jeunesse de Loc Maria Plouzané était sa force. Quand on oblige les parents au système D pour faire garder leurs enfants pour pouvoir aller travailler, il y a de quoi se taper la tête contre les murs.
Je pense que la halte garderie les LUTINS a du coup été rentable. C'était peut être cela le but recherché.
La voilà tombée dans le camp de Jean LE TRAON. Il n'est pas certain qu'il en soit ravi de cette nouvelle recrue
09:26 Publié dans SERVICE PUBLIC | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loc, maria, plouzané








